Une livraison attendue par les usagers
Ces derniers jours, des automobilistes ont attendu de longues heures devant les stations-service, tandis que certains usagers transportaient du carburant dans des bidons. La pénurie, décrite comme particulièrement visible aux abords des stations, s’est également ressentie dans les petites localités du pays.
Au petit matin du vendredi 9 octobre, Clotaire Kondja s’est rendu à la station Gab Oil d’Awoungou, où du carburant était en cours de déchargement. Selon le ministre, l’essence et le gasoil provenaient du centre de remplissage de la SGEPP.
Cette livraison devait contribuer à soulager les usagers. Le reportage ne précise toutefois ni les volumes concernés ni la durée pendant laquelle cet approvisionnement pourrait répondre aux besoins.
Un pays producteur dépendant des carburants raffinés
Le Gabon produit du pétrole, mais sa capacité de raffinage ne suffit pas à couvrir ses besoins en carburants. Selon plusieurs estimations citées dans le reportage, le pays importe une large majorité des produits raffinés qu’il consomme.
La Société gabonaise de raffinage et le ministère du Pétrole n’ont pas répondu aux questions de DW sur les causes structurelles de cette situation. Le manque de précisions laisse notamment en suspens l’explication des difficultés rencontrées dans la chaîne d’approvisionnement lors de cette crise.
François Binet, expert en marchés financiers, voit dans la pénurie le révélateur de quatre fragilités : la faiblesse de la transformation locale, la vulnérabilité de l’approvisionnement, la dépendance de l’économie aux énergies fossiles et le paradoxe d’une rente pétrolière qui ne met pas le pays à l’abri des ruptures de carburant.
Des projets pour réduire la dépendance
Le gouvernement a annoncé plusieurs pistes pour renforcer les capacités nationales : moderniser la raffinerie de Port-Gentil, accroître les stocks stratégiques et étudier la construction d’une nouvelle raffinerie. Ces projets visent à limiter la dépendance aux importations, mais le reportage ne précise ni leur calendrier ni leur état d’avancement.
Les livraisons annoncées pourraient permettre une reprise progressive de la distribution. La crise rappelle toutefois que la production de pétrole ne garantit pas, à elle seule, un approvisionnement régulier en essence et en gasoil.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
Article original : Consulter la source originale



