
Attaques au Mali : des dizaines de morts lors d’attaques menées par des djihadistes contre des villages de Mopti
Des dizaines de personnes ont été tuées lors d’attaques contre deux villages du centre du Mali, représentant l’assaut le plus meurtrier depuis que des groupes armés ont lancé une offensive coordonnée dans le pays le mois dernier.
Selon des sources citées par l’agence de presse AFP, au moins 30 personnes ont perdu la vie lors des attaques menées par des djihadistes contre les villages de Korikori et de Gomossogou, dans la région de Mopti. D’autres sources diplomatiques et humanitaires ont rapporté à Reuters que le bilan des attaques simultanées de mercredi pourrait dépasser les 50 morts.
Le groupe JNIM, lié à Al-Qaïda, a revendiqué la responsabilité de ces attaques. En réponse, l’armée malienne a annoncé avoir mené une « opération ciblée » dans la région, au cours de laquelle une douzaine de combattants djihadistes ont été « neutralisés ».
Depuis 2012, le Mali est en proie à des insurrections, et de vastes portions du nord et de l’est du pays échappent toujours au contrôle du gouvernement. Le mois dernier, une alliance de djihadistes et de rebelles séparatistes du nord – le Front de libération de l’Azawad (FLA) – a mené des attaques coordonnées à l’échelle nationale visant à renverser le régime militaire du général Assimi Goïta, au pouvoir depuis un coup d’État en 2020.
Les récentes attaques ont été interprétées comme des représailles à des actes attribués à la milice Dan Na Ambassagou, un groupe d’autodéfense créé par des communautés locales face à des années de violence. Des témoins ont rapporté que des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu et saccagé les villages. Plusieurs villageois sont toujours portés disparus, et les victimes incluent des miliciens ainsi que des adolescents et des enfants.
Le gouverneur de la région de Bandiagara a condamné ces attaques, les qualifiant d’« actes ignobles et inhumains ». L’armée malienne a également déclaré avoir neutralisé près de 10 « terroristes » et détruit leur base logistique.
La situation sécuritaire au Mali reste préoccupante, avec une montée de la violence et des insurgés imposant des blocus sur les routes menant à la capitale. Les forces de l’ONU et les troupes françaises, auparavant déployées pour faire face à l’escalade de l’insurrection, se sont retirées suite à la prise de pouvoir par la junte.
Source : AFP, Reuters.



