
Attaques contre les hôpitaux : 10 ans après la Résolution 2286
Au cours de la dernière décennie, les attaques contre le personnel médical et les structures de santé en zone de guerre ont considérablement augmenté. Selon Médecins Sans Frontières (MSF), 21 membres de son personnel ont été tués lors de 15 attaques depuis 2016.
En février 2016, l’hôpital de Maarat Al Numan en Syrie a été bombardé par la coalition russo-syrienne, entraînant la mort de 25 personnes, y compris un membre de MSF. Lors de l’évacuation des blessés, les équipes de secours ont également été prises pour cible. Entre 2015 et 2018, des hôpitaux soutenus par MSF au Yémen ont subi de multiples frappes de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, causant la mort de 20 personnes. En Ukraine, en 2023, des structures médicales soutenues par MSF ont été ciblées, notamment à Kherson et Selydove. Plus récemment, à Gaza, l’hôpital Nasser a été encerclé, bombardé puis pris d’assaut en novembre 2024, alors que des centaines de patients y étaient encore pris en charge.
Les formes d’attaques contre les activités médicales sont variées : bombardements, frappes aériennes, frappes de drones et tirs visant des ambulances identifiées, avec des incidents rapportés au Cameroun, en Haïti et au Liban.
Cette situation soulève des préoccupations quant à la sécurité des travailleurs humanitaires et à l’accès aux soins de santé dans les zones de conflit.
Source : Médecins Sans Frontières (MSF)






