Horizon 2050 : le monde face à ses limites
Le 7 avril 2026, alors que le monde est suspendu à l’évolution de la guerre au Proche et au Moyen-Orient, et que l’économie mondiale attend la réouverture hypothétique du détroit d’Ormuz, le rapport « Vigie 2026 » de Futuribles International, intitulé « Horizon 2050 : le monde face à ses limites », a été publié par Cécile Désaunay et François de Jouvenel. Ce document invite à une réflexion sur les tendances lourdes à long terme.
Ce rapport aborde quatre domaines clés : la population et les peuplements, le climat et la biodiversité, l’économie et les ressources, ainsi que le contexte géopolitique. Bien que ces tendances soient souvent considérées comme connues, leur analyse révèle des interdépendances complexes et des défis majeurs inattendus. Les auteurs soulignent que « dans un contexte d’incertitudes croissantes, il est essentiel de dresser un panorama des transformations profondes en cours ».
Parallèlement, Jean-Éric Aubert et Denis Lacroix publient un ouvrage intitulé « Scénarios pour le 21e siècle. Vers le pire ou le meilleur ? », proposant six scénarios basés sur des tendances similaires au rapport Vigie. Trois de ces scénarios sont optimistes (« techno-humanisme », « symbiocène », « apaisement et abondance »), tandis que trois autres sont pessimistes (« monde pluriel surarmé », « techno-asservissement », « effondrement »).
Les deux travaux mettent en lumière le défi du changement climatique, soulignant la nécessité de réduire les émissions de carbone. Christian de Perthuis, dans une précédente publication, a mentionné que pour atteindre cet objectif, il est crucial de se détourner des énergies fossiles, qui sont responsables des émissions de gaz à effet de serre. Les coûts de ces énergies continuent d’augmenter, en partie en raison des conflits, rendant leur abandon difficile.
Une proposition avancée pour aider à la décarbonation des économies est la mise en œuvre d’une « comptabilité carbone cumulative », visant à estimer les émissions liées à la production des biens consommés. Cette initiative pourrait encourager les consommateurs à privilégier des options plus écologiques.
Louis Gallois, dans une tribune, souligne l’importance de relancer la croissance pour faire face à la concurrence mondiale, notamment américaine et chinoise, et pour retrouver une autonomie stratégique. Il insiste sur le fait que la croissance nécessite une amélioration des compétences et un investissement significatif dans l’éducation et la recherche.
Pour favoriser l’émergence d’entreprises européennes de taille mondiale, des réformes structurelles sont nécessaires, telles que la création d’une « Union des marchés de capitaux » et l’émission d’eurobonds, afin de renforcer la puissance financière de l’Europe.
Source : Futuribles International




