« C’est dur la vie mais il y a pire… » : depuis quatre mois, cette mère courage et son fils vivent sur un parking à Antibes

Antibes : Une mère et son fils vivent sur un parking depuis quatre mois

Sur le parking derrière les courts de tennis à Antibes, une Clio 2 bleu nuit est devenue le refuge d’Eline, retraitée, et de son fils Jonathan. Depuis quatre mois, ils s’adaptent à une vie précaire, avec l’essentiel de leurs affaires entassées dans des sacs et cartons.

Leur parcours a débuté il y a plusieurs années lorsque Jonathan, trentenaire, a perdu son emploi, entraînant des factures impayées et la perte de leur logement. « On a fini à la rue pendant tout un été, avant de tomber sur une marchande de sommeil. Cette situation a quand même permis d’avoir un toit tout l’hiver jusqu’à début 2024 », raconte Jonathan.

Avec quelques économies, ils ont acquis une voiture, qui est devenue leur maison, malgré les difficultés. Mère et fils ont tenté de changer de décor en se déplaçant de ville en ville, mais ont finalement choisi de revenir dans le Sud, attirés par le soleil et la mer.

Malheureusement, leur véhicule est tombé en panne, aggravant leur situation. « J’ai fait confiance à un garagiste pour me la réparer. La situation a empiré et il nous a pris de l’argent », explique Jonathan. Ils ont trouvé refuge à Anthea, où ils continuent à espérer un avenir meilleur. Jonathan a récemment trouvé un emploi en CDD, avec une promesse de transformation en CDI.

« On essaie de survivre. Chaque soir, c’est une bonne marche qui m’attend pour rejoindre mon lieu de travail. Ce n’est pas grave, c’est bon pour le cœur de marcher », ajoute-t-il, affichant un optimisme palpable.

Cependant, leur situation reste délicate. Eline, qui souffre de problèmes de santé, se dit fatiguée et dépendante de médicaments. « C’est dur la vie mais il y a pire. Il y a des pays en guerre », tente-t-elle de relativiser. Ils envisagent d’ouvrir une cagnotte en ligne pour recevoir de l’aide, tout en bénéficiant de la générosité de quelques amis et de la communauté locale.

En février, un rendez-vous avec la mairie a été proposé, bien qu’ils n’aient pas pu s’y rendre à cause de leurs obligations professionnelles. La mairie assure que des services sociaux sont mobilisés pour suivre leur situation et qu’un accompagnement adapté est prévu.

Cette histoire met en lumière la précarité croissante de certaines familles en France, alors que de nombreuses personnes se retrouvent dans des situations similaires, souvent exacerbées par la crise économique actuelle.

Source : Nice Matin

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