Les gens de Vierzon ne se reconnaissent pas dans le présent avec ce fait historique : la mairie justifie l’annulation de la commémoration de l’abolition de l’esclavage

La mairie de Vierzon, située dans le Cher et dirigée depuis mars par une liste d’union d’extrême droite, a annoncé l’annulation de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, prévue le 10 mai. Selon Yves Husté, adjoint au maire délégué à la mémoire et aux anciens combattants, cette décision repose sur des raisons budgétaires et un manque d’intérêt de la part des habitants.

Hervé Husté, également adjoint au maire, a déclaré que cette cérémonie attirait peu de participants et que les habitants ne se sentaient pas concernés par ce fait historique. De plus, il a évoqué une dette de 32 millions d’euros et 2,5 millions d’euros de factures à régler, justifiant ainsi la recherche d’économies. Il a estimé que le coût d’organisation de la cérémonie, environ 1 500 euros, était non négligeable dans le contexte financier de la ville.

Les réactions à cette décision ont été vives. Nicolas Sansu, ancien maire et député du Cher, a organisé une cérémonie alternative, soulignant que l’annulation n’était pas simplement une question d’économie, mais reflétait une volonté de flatter un électorat d’extrême droite. Il a comparé cette situation à d’autres initiatives dans des villes françaises qui ont supprimé des symboles européens ou historiques.

Christelle Celcal, petite-nièce d’Aimé Césaire, figure de l’anticolonialisme, a également participé à la commémoration organisée par Sansu. Elle a insisté sur l’importance de perpétuer la mémoire de l’abolition de l’esclavage, affirmant que Césaire aurait désapprouvé l’annulation de cet événement.

À la fin de la cérémonie, un groupe de participants s’est dirigé vers la mairie, symbolisant une contestation visible contre cette décision.

Source : France 3 Régions

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