Allocation de rentrée scolaire : des mères de famille gèrent un budget serré toute l’année.
Allocation de rentrée scolaire : ces mères de famille qui sont à l’euro près toute l’année
Sous le ciel voilé de la fin août, les derniers estivants flânent sur le front de mer des Sables-d’Olonne. À la veille de la rentrée scolaire, Aurore, mère de six enfants, se concentre sur des priorités financières plutôt que sur le plaisir d’une plage moins bondée. Dans un café près de la gare de cette station balnéaire en Vendée, elle accepte d’ouvrir ses carnets de comptes. « C’est la moindre des choses, » déclare-t-elle, reconnaissante envers l’association Emmaüs qui l’a aidée dans des moments difficiles.
Âgée de 48 ans, Aurore a bénéficié à deux reprises d’un prêt de SOS Familles Emmaüs Vendée, qu’elle a remboursé mois après mois. Ces fonds lui ont permis d’acheter une voiture lorsque son fils aîné a trouvé un emploi, et récemment, d’effectuer des réparations sur son propre véhicule.
L’association SOS Familles Emmaüs a établi en 2025 l’Observatoire Emmaüs des budgets contraints, visant à analyser les situations des ménages vivant dans le « halo de la pauvreté ». Ces familles, légèrement au-dessus du seuil de pauvreté, subissent des privations matérielles et sociales. Elles sont principalement composées de familles nombreuses, de mères célibataires et de retraités.
Aurore fait partie des 20 personnes, dont 19 femmes et un homme, interrogées pour la deuxième enquête de cet observatoire. Cette étude se concentre sur l’utilisation de l’allocation de rentrée scolaire et sur la gestion budgétaire nécessaire à cette période cruciale pour les finances familiales.
Selon l’INSEE, en 2022, près de 14,8 % de la population française vivait sous le seuil de pauvreté, et une part significative de ceux qui se trouvent juste au-dessus de ce seuil ressentent des difficultés financières similaires.
La situation d’Aurore et d’autres familles témoigne des défis que rencontrent de nombreux ménages à l’approche de la rentrée scolaire, période synonyme de dépenses importantes.
Source : SOS Familles Emmaüs, INSEE
