Algérie : la crise des carburants épargne un pays que l’extrême droite rêve de blâmer !
Le fait principal
Alors que la France et de nombreux pays occidentaux sont en proie à une flambée des prix du carburant, l’Algérie, elle, semble danser sur un air de tranquillité. Grâce à une stratégie audacieuse d’autosuffisance énergétique, le pays a réussi à éviter la tempête qui secoue le marché mondial du pétrole.
Ce qui s’est passé
En France, le prix du diesel a atteint des sommets vertigineux, culminant à 2,39 euros le litre. Pendant ce temps, l’Algérie, qui ne dépend plus d’importations d’essence, affiche des prix dérisoires : 0,31 euro pour l’essence et 0,20 euro pour le gasoil. Le président Abdelmadjid Tebboune ne manque pas de vanter cette prouesse, affirmant que l’Algérie n’importe plus un seul litre d’essence.
Le contexte
Le conflit au Moyen-Orient, avec des tensions croissantes entre l’Arabie saoudite et les Houthis, a perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales, entraînant une hausse des prix du pétrole qui a désormais dépassé les 100 dollars le baril. En revanche, l’Algérie, grâce à ses subventions étatiques et à sa production locale, n’est pas touchée par cette crise. L’autosuffisance en produits pétroliers est devenue sa priorité, et le pays a su développer ses capacités de raffinage pour répondre à une demande intérieure en constante augmentation.
Les chiffres à retenir
- Prix de l’essence en Algérie : 47 dinars (0,31 euro) le litre.
- Prix du gasoil en Algérie : 31 dinars (0,20 euro) le litre.
- Consommation de carburants en Algérie en 2024 : 15 millions de tonnes, dont 11 millions de tonnes de gasoil.
- Production de produits pétroliers en Algérie en 2024 : 30,5 millions de tonnes, en hausse de 4,4 % par rapport à 2023.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière un contraste saisissant. D’un côté, la France, avec son discours sur la transition énergétique et la lutte contre les hausses de prix, se retrouve à la merci des fluctuations du marché mondial. De l’autre, l’Algérie, qui a su tourner la page de sa dépendance énergétique, prouve que des choix politiques audacieux peuvent porter leurs fruits. En France, le gouvernement, coincé entre la nécessité d’aider les ménages et les contraintes budgétaires imposées par l’UE, peine à trouver une solution. Total Energies, en plafonnant ses prix à 1,99 euro le litre, se retrouve accusé de fausser la concurrence, tandis que les files d’attente s’allongent devant les stations-service.
Ce qu’il faut retenir
Alors que l’Algérie se pavane avec des prix de carburant parmi les plus bas au monde, la France s’enlise dans une crise énergétique qui pourrait bien devenir un enjeu majeur pour les élections présidentielles de 2027. Entre promesses de subventions et réalité du marché, le fossé se creuse, et il est de plus en plus difficile pour le gouvernement français de faire illusion.
Source : TSA Algérie
