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Afghans bloqués au Qatar: «Peut-être que la prison ce serait mieux qu'ici»

Afghans bloqués au Qatar : « Peut-être que la prison ce serait mieux qu’ici »

Quel avenir pour les 1 100 Afghans coincés dans un camp au Qatar ? Ces femmes et ces hommes, qui ont collaboré avec les autorités américaines durant l’occupation de leur pays, ont été évacués d’Afghanistan pour se réfugier aux États-Unis. Après avoir subi des contrôles de sécurité avant de partir, ils sont bloqués depuis plus d’un an dans un camp proche de Doha. Une ONG américaine accuse le gouvernement américain de chercher à évacuer ces Afghans vers un pays tiers, comme la République Démocratique du Congo ou le Botswana, ou de les renvoyer dans leur pays d’origine.

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Parmi ces personnes venues d’Afghanistan, plus de 400 enfants sont dans l’attente. « Peut-être que la prison ce serait mieux qu’ici ». Ce mardi 28 avril, Zarha Muheb a fêté ses 15 ans, son deuxième anniversaire dans le camp As-Sayliyah. Dans une vidéo, elle montre les deux lits collés dans le préfabriqué sommaire où elle vit avec son frère et ses deux parents, d’anciens officiers militaires sous la République.

<p>« <em> La vie sous le régime taliban ? On devait fuir d'un endroit à l'autre. C'était dur </em> », explique l'adolescente. Dans le camp, l'attente, l'ennui, l'absence d'éducation adaptée et la peur d'être expulsé ont dégradé sa santé mentale.</p>

<p>« <em> Impossible de sortir du camp, je prends des médicaments pour mon anxiété, ma dépression et mes insomnies </em> », raconte Zarha, qui a adressé un message à la première dame Melania Trump dans l'espoir de voir la situation évoluer.</p>

<h2>Demandes répétées</h2>

<p>Les demandes répétées de sa famille au département d'État reviennent toujours avec la même réponse : « <em> Nous n'avons aucune information sur un éventuel pays tiers. Nos collègues travaillent à Washington et quand nous aurons de nouvelles informations, nous vous le ferons savoir. Cela fait un an et demi que l'on vit avec cette phrase </em> », soupire l'adolescente.</p>

<p>Zahra a transmis des propositions écrites des autorités américaines promettant de prendre en charge le retour des familles en Afghanistan. Des dizaines auraient déjà accepté et attendraient que les vols reprennent. Mais pour Zahra, les choses sont claires : « <em> Si je dois choisir entre la RDC et mon pays, j'irai en RDC... </em> », assure-t-elle.</p>

<h2>L'Afghanistan confronté à une double crise pour les femmes</h2>

<p>Depuis le retour des talibans, les femmes disparaissent de la vie sociale afghane. En 2024, 3,8 millions de femmes entre 7 et 18 ans étaient privées d'école. Cette politique discriminatoire des autorités afghanes a des conséquences dramatiques, selon un rapport de l'Unicef.</p>

<p>Alors que près de 45 % de la population est en besoin d'aide humanitaire, l'Afghanistan risque de perdre 20 000 enseignantes et 5 400 professionnelles de santé, d'après le Fonds des Nations unies pour l'enfance.</p>

<p>« <em> L’Afghanistan est confronté à une double crise : la perte progressive de femmes qualifiées et, dans le même temps, une nouvelle génération de filles à qui l’on empêche d’acquérir l’éducation dont elles ont besoin pour les remplacer </em> », explique Daniel Timme, responsable Afghanistan pour l'Unicef depuis Kaboul.</p>

Source : RFI

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