Affaire Elodie Kulik : Willy Bardon, condamné pour viol et meurtre, souhaite la révision de son procès

Affaire Elodie Kulik : Willy Bardon demande la révision de son procès

Condamné en appel par la cour d’assises du Nord en juillet 2021 à trente ans de réclusion pour le viol en réunion, l’enlèvement et le meurtre d’Elodie Kulik, survenu le 11 janvier 2002, Willy Bardon a vu tous ses recours judiciaires rejetés. Ses avocats ont récemment sollicité une réévaluation du dossier par l’application de nouvelles techniques scientifiques.

Le 5 mai 2026, les avocats de Willy Bardon, Me Stéphane Daquo, Gabriel Duménil et Marc Bailly, ont déposé une requête auprès du procureur d’Amiens. Ils demandent la réalisation d’actes techniques pour déterminer si cela pourrait soutenir leur demande de révision du procès. Stéphane Daquo a précisé que cette demande repose sur les avancées scientifiques dans le domaine criminel, notamment une expertise phonétique de l’appel d’Elodie Kulik aux pompiers, ainsi qu’une analyse des ADN non identifiés par les enquêteurs, avec une extension aux fichiers internationaux.

La requête inclut également une nouvelle analyse du préservatif utilisé lors du viol, qui avait été retrouvé avec de l’ADN de la compagne de Grégory Wiart, un ami de Bardon décédé en 2003. Cette compagne avait nié sa présence sur les lieux du crime, mais un expert avait jugé improbable que son ADN se retrouve dans ces circonstances.

Si le procureur d’Amiens accepte d’examiner ces nouvelles preuves, la révision du procès ne pourra être demandée que si des éléments inédits établissent l’innocence de Bardon ou suscitent des doutes sur sa culpabilité.

Le corps d’Elodie Kulik, 24 ans, a été découvert le 12 janvier 2002, partiellement calciné dans un champ de Tertry, dans la Somme. Son appel à l’aide, enregistré par les pompiers, a révélé des cris de terreur et deux voix d’hommes. Malgré une enquête qui a duré près de dix ans sans avancées significatives, l’ADN du violeur a été identifié en 2012 comme appartenant à Grégory Wiart.

Willy Bardon a été condamné à trente ans de prison en première instance en décembre 2019, peine confirmée par la cour d’assises en appel, qui a ajouté la condamnation pour meurtre. Ses recours devant la Cour de Cassation et la Cour européenne des droits de l’homme ont été rejetés. Actuellement incarcéré au centre de détention de Bapaume, Bardon continue de clamer son innocence, et la demande de révision représente sa dernière chance.

Source : France 3 Régions

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