Une fusillade a fait un mort et cinq blessés vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Le suspect, un homme de 39 ans, a été arrêté à Coignières. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) enquête sur des faits qualifiés de terroristes et à caractère raciste par les autorités ; les motivations du suspect restent inconnues.

Des tirs dans deux communes des Yvelines

Vers 10 h 30, un homme a tiré à plusieurs reprises depuis un véhicule à Trappes et à La Verrière. Le bilan communiqué par le Pnat fait état d’un homme tué, né en 2000 et de nationalité française, et de cinq personnes blessées. Plus tôt, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait évoqué quatre blessés ; le parquet a ensuite recensé cinq victimes blessées, dont l’état n’était pas stabilisé vendredi soir.
Parmi les blessés figure une enfant de 12 ans. Le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, a indiqué qu’elle avait reçu huit impacts de balle et avait été transportée à l’hôpital Necker, à Paris. Sa mère a déclaré à RTL que son état était grave et qu’elle devait être opérée.
À Trappes, le maire Ali Rabeh a rapporté que plusieurs lieux avaient été touchés, notamment une maison de santé, des véhicules et un espace de jeu. Il a annoncé la mise en place d’une cellule d’aide psychologique.
Les autorités dénoncent une attaque raciste
En déplacement à Trappes vendredi soir, Emmanuel Macron a qualifié les faits d’« attentat terroriste raciste ». Il a déclaré que les victimes avaient été visées en raison de leur couleur de peau et de leur religion supposées. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait lui aussi parlé d’un « crime terroriste ».
Le maire de Trappes a évoqué une attaque à connotation raciste, « probablement islamophobe ». Ces déclarations s’inscrivent dans l’enquête ouverte par le Pnat, qui vise notamment des assassinats et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance alléguée d’une motivation liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion.
Un appartement piégé, plusieurs gardes à vue
Interpellé à Coignières, le suspect est connu des services de police, mais pas des services de renseignement, selon une source proche du dossier citée par franceinfo. Le Pnat a indiqué que son casier judiciaire faisait état de quatre condamnations réhabilitées de plein droit. Ses motivations n’étaient pas connues au moment de la publication.
Dans son véhicule, les policiers ont découvert un pistolet mitrailleur de type Sten et une bombe lacrymogène, selon le parquet. Lors de la perquisition de son appartement, en présence du suspect, les forces de l’ordre ont trouvé trois bouteilles de gaz et des fils électriques reliés à un minuteur.
La garde à vue du suspect a été prolongée samedi matin, après une première audition. Trois personnes de son entourage familial et amical ont également été placées en garde à vue vendredi soir ou dans la nuit, a précisé le Pnat. L’une d’elles est sa mère, selon des sources concordantes citées par franceinfo.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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