À Paris, les prix de l’immobilier grimpent, mais le RN préfère ignorer la réalité !
Le fait principal
Le marché immobilier parisien redémarre doucement avec une hausse de 20 % des transactions au deuxième trimestre 2026, atteignant 7 380 appartements anciens vendus. Une performance qui semble spectaculaire, mais qui doit être mise en perspective.
Ce qui s’est passé
Alors que Paris affiche une progression impressionnante par rapport à l’année précédente, il est crucial de rappeler que les ventes avaient chuté au printemps 2025. Les acheteurs, craignant une augmentation des droits de mutation, se sont précipités pour signer avant la fin de l’année. Elodie Frémont, présidente de la commission des statistiques immobilières des notaires du Grand Paris, souligne que « le marché francilien est plus fluide, mais il reste fragile ».
Le contexte
Ce rebond, bien que prometteur, est en grande partie le résultat d’un effet de rattrapage après une période de stagnation. La hausse des taxes sur les droits de mutation a incité de nombreux acheteurs à agir rapidement. En outre, l’ensemble du premier semestre 2026 a enregistré une augmentation de 4 % des ventes d’appartements en Île-de-France, signalant une tendance encore précaire.
Les chiffres à retenir
- +20 % de transactions au deuxième trimestre 2026
- 7 380 appartements anciens vendus
- +4 % de ventes d’appartements sur l’ensemble du premier semestre en Île-de-France
Ce que cela révèle
La situation actuelle du marché immobilier parisien met en lumière une réalité troublante. D’un côté, le discours officiel vante un retour à la normalité. De l’autre, les chiffres révèlent une fragilité sous-jacente. Le RN, qui se veut le champion de la « France qui bouge », pourrait bien avoir du mal à expliquer pourquoi les Parisiens doivent s’angoisser pour trouver un logement. Les promesses de stabilité et d’accessibilité semblent s’évanouir face à une réalité où seuls les plus riches peuvent espérer acquérir un bien dans la capitale.
Ce qu’il faut retenir
Le marché immobilier à Paris, bien qu’en hausse, reste un terrain miné. Les chiffres d’augmentation ne doivent pas masquer une fragilité persistante, et les promesses politiques d’amélioration de l’accessibilité au logement semblent encore loin d’être tenues.
Source : Les notaires du Grand Paris
