À La Ciotat, la justice ordonne l’interdiction des transats privés dès le 26 août
À La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, les exploitants de transats de la Grande Plage ont reçu l’ordre de retirer leurs installations. Une ordonnance du tribunal administratif de Marseille, rendue le 24 août 2026, leur a imposé de libérer le domaine public sous deux jours après notification, sous peine d’une astreinte de 10000 euros par jour. L’échéance annoncée par franceinfo était le 26 août au soir : cette date est passée, mais les éléments disponibles ici ne permettent pas de confirmer si toutes les installations ont effectivement été retirées.
Une expulsion liée à l’absence d’autorisation
Le dossier s’inscrit dans un contexte de recul du trait de côte et de redélimitation du domaine public maritime. Toutefois, le fondement immédiat de l’ordonnance du 24 août est l’absence de titre autorisant les sociétés concernées à occuper la plage. Le juge relève que leurs précédentes autorisations avaient expiré et que la commune n’avait pas accordé de nouvelle autorisation pour 2026. Il a donc ordonné le retrait des équipements et aménagements. (justice.pappers.fr)
Le préfet des Bouches-du-Rhône avait saisi le juge des référés. Dans une communication, la préfecture a également expliqué que les autorisations précédentes n’avaient pas été renouvelées et que l’occupation commerciale de la plage se poursuivait sans titre. (fr.linkedin.com)
La décision ne doit donc pas être résumée comme une interdiction générale des transats sur toutes les plages de La Ciotat : elle vise les sociétés occupant cette partie de la Grande Plage sans autorisation valable. Le tribunal avait déjà rejeté, le 5 août, la demande de deux sociétés qui contestaient le refus municipal d’autoriser l’occupation du lot concerné. (justice.pappers.fr)
Ce qui change pour les usagers et les commerces
Pour les baigneurs, le retrait des équipements doit rendre l’espace concerné accessible sans installation privée, sous réserve de la situation réellement constatée sur place. Dans son reportage publié le 26 août, franceinfo rapportait qu’une cliente regrettait la disparition d’un service qu’elle jugeait pratique pour les familles et les personnes âgées. Le gérant cité par le média redoutait une forte baisse de son activité et évoquait la location de matériel que les clients installeraient eux-mêmes.
Ces déclarations décrivent les inquiétudes et les pistes envisagées par les exploitants ; elles ne confirment ni le niveau réel de leurs pertes ni la mise en place effective d’un nouveau service. La décision judiciaire concerne la Grande Plage de La Ciotat, dans la métropole Aix-Marseille-Provence, et non l’ensemble du littoral de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Une situation à suivre
Les prochaines informations utiles pour les habitants et les visiteurs portent sur l’application concrète de l’ordonnance et sur les éventuelles modalités de location de matériel. À ce stade, le contenu disponible ne précise pas si les exploitants ont saisi une autre juridiction ni si une nouvelle autorisation a depuis été accordée.
Source : franceinfo- Alpes-de-Haute-Provence
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