À Saint-Malo, Louis Burton s’apprête à aborder la Route du Rhum à la barre d’un maxi-trimaran Ultim, une nouvelle étape après près de quinze ans en Imoca. Installé dans la ville où doit être donné le départ, le skipper découvre un bateau plus grand et plus rapide, avec un objectif annoncé : terminer dans le Top 5.

Un nouveau bateau pour changer d’échelle

Publié le 19 octobre 2026, le portrait du marin met en avant son ancrage malouin. Son écurie, BE Racing, est implantée à Saint-Malo, où il réside. Le bassin Vauban et le port de la ville font ainsi partie de son environnement habituel, à l’approche du départ de la transatlantique prévu le 1er novembre.
Après quatre participations au Vendée Globe en Imoca, dont une troisième place lors de l’édition 2020-2021, Louis Burton change de catégorie. Il a racheté Actual 3, anciennement Macif, un Ultim de 32 mètres de long et 23 mètres de large. Soutenu par la marque Armand Thiery, il s’engage dans un projet qui élargit son programme à des courses en solitaire ou en équipage, ainsi qu’à des tentatives de records.
Le changement est aussi technique. Les foils et les appendices réglables de l’Ultim permettent au bateau de s’élever au-dessus de l’eau. Burton souligne que cette machine se pilote différemment de son ancien monocoque : il lui a fallu apprendre à trouver des réglages adaptés plutôt que de chercher constamment à pousser la puissance.
Une prise en main à grande vitesse
Le skipper raconte avoir d’abord navigué avec le vendeur, puis effectué des entraînements avant de partir en qualification en solitaire, en juillet. La première nuit lui a demandé une forte concentration, le temps de s’adapter aux réactions du trimaran et à ses dispositifs de sécurité. Il indique qu’au bout de 48 heures, il se sentait davantage rassuré par la stabilité du bateau.
La taille de l’engin impose aussi des précautions lors des manœuvres. Les surfaces de voile sont importantes et le relâchement d’une écoute doit être maîtrisé. Burton décrit un effort physique plus intense qu’en Imoca, avec davantage de musculation et de cardio dans sa préparation, ainsi qu’un travail mental destiné à appréhender la vitesse.
À terre, le projet s’appuie sur l’équipe historique de son écurie, renforcée notamment par une compétence en hydraulique. Le bateau compte 36 vérins, utilisés entre autres pour soutenir le mât et régler les foils. Le maintien et le renforcement de cette équipe accompagnent donc le passage à une embarcation plus imposante et plus complexe.
Un objectif mesuré pour la Route du Rhum
Pour sa première Route du Rhum sur l’Ultim, Louis Burton vise un Top 5. Il reconnaît être encore dans une phase de prise en main, même si le bateau est présenté comme fiable et navigue depuis longtemps. Après la course, un chantier doit permettre de l’améliorer. Le skipper évoque également le souhait de tenter le record de l’Atlantique nord l’année suivante, puis de réaliser un tour du monde.
Son nouveau partenariat avec Armand Thiery est conclu pour cinq ans. Selon Burton, le projet s’est construit autour de son choix de passer en Ultim, alors que l’enseigne envisageait initialement un Vendée Globe en Imoca. À plus long terme, il espère disposer d’un bateau capable de gagner dans cette classe.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : leJDD






