À Beni, dans le Nord-Kivu, une journée « Stop Ebola » a entraîné la suspension des activités scolaires et économiques ainsi que des transports entre les villes. Seul le secteur de la santé est resté opérationnel. Cette mobilisation visait à sensibiliser la population et à exprimer sa solidarité avec les malades et leurs proches, alors que le bilan officiel faisait état de 2 164 cas confirmés dans la province au 18 octobre.

Appels à la prévention et à la confiance
Dans les rues, des habitants ont appelé à mieux respecter les gestes de prévention, notamment le lavage des mains aux points de contrôle. Certains déplorent que des personnes passent sans se laver les mains ou ne se protègent pas.
Radjati Kamanyola, sortie environ un mois plus tôt d’un centre de traitement Ebola à Oicha, une ville voisine de Beni, a témoigné de son expérience. Guérie après sa prise en charge, elle encourage les personnes présentant des symptômes à consulter rapidement et à ne pas céder aux rumeurs. « J’ai accepté d’aller au CTE et voilà, je suis guérie », a-t-elle déclaré.
Des demandes adressées aux autorités
Pour Angelus Kavutirwaki, leader communautaire de la société civile de Beni, la sensibilisation doit s’accompagner d’un engagement accru des autorités. Il demande des interventions dans les quartiers où des résistances sont signalées et réclame des mesures contre ceux qui entravent la riposte.
Il affirme également que des financements destinés à la lutte contre l’épidémie n’arrivent pas toujours à destination et que les personnes chargées de sensibiliser ne sont pas suffisamment prises en charge.
Des mesures face à la hausse des cas
Selon le bilan officiel communiqué le 18 octobre, 368 cas confirmés supplémentaires ont été recensés au Nord-Kivu en dix jours, portant le total à 2 164. Face à cette progression, les autorités provinciales ont annoncé des restrictions de déplacement depuis l’Ituri, l’interdiction de certains rassemblements et une régulation des transports en commun.
Les enterrements sécurisés sont également limités à 20 personnes. La riposte repose, selon les autorités, sur la mobilisation des communautés et la confiance entre habitants, soignants et autorités.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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