Utilisés par les forces de l’ordre lors de certains rassemblements, les lanceurs de balles de défense (LBD) suscitent des débats en France en raison des blessures qu’ils peuvent provoquer. Mais les éléments disponibles ne permettent pas de déterminer si la France est le seul pays européen à y recourir : la comparaison avec les autres pays n’y est pas détaillée.

Des armes d’intervention dites « intermédiaires »
Apparus dans les années 1990, d’abord sous la forme des Flash-Ball, les LBD sont classés parmi les armes d’intervention intermédiaires. Ils sont notamment évoqués aux côtés du pistolet à impulsions électriques et des grenades de désencerclement.
Le sociologue Sebastian Roché conteste toutefois cette appellation. Selon lui, les LBD sont techniquement des armes à feu sublétales : elles ne sont pas conçues pour tuer systématiquement, mais peuvent entraîner des blessures graves. Il rappelle également qu’elles sont considérées comme des armes de guerre et soumises à des restrictions particulières à l’exportation.
Des tirs qui peuvent causer des blessures
Les LBD peuvent tirer des balles en caoutchouc de 40 millimètres à une vitesse pouvant atteindre 350 km/h. Leur utilisation en France est régulièrement débattue, notamment en raison des blessures invalidantes qu’elles peuvent occasionner.
La question de leur emploi a de nouveau été soulevée après les manifestations du 17 octobre, au cours desquelles ces armes ont été entendues. Les éléments transmis rappellent qu’une distance minimale est normalement prévue pour leur usage, mais ne précisent pas la règle complète.
La comparaison européenne reste à établir
La question de savoir si les tirs de LBD sont autorisés dans tous les pays d’Europe, ou si la France fait exception, reste sans réponse dans les informations disponibles. Elles ne donnent pas les règles appliquées par les autres États européens et ne permettent donc pas d’établir un comparatif fiable.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
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