« À 25 ans, le dépistage des cancers gynécologiques : un droit que le RN préfère ignorer »
Le fait principal
Près de 18 000 femmes sont touchées par un cancer gynécologique pelvien chaque année en France. Dans le cadre de Septembre Turquoise, l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM) intensifie ses efforts pour sensibiliser le public à ces maladies souvent méconnues et diagnostiquées tardivement.
Ce qui s’est passé
Le papillomavirus, responsable de presque 100 % des cancers du col de l’utérus, est un sujet de préoccupation majeure. Le vaccin préventif, recommandé pour les jeunes dès l’adolescence jusqu’à 25 ans, pourrait sauver des vies. Pourtant, des témoignages comme celui d’Anthéa, 26 ans, révèlent un manque d’information qui peut s’avérer fatal. « Elle aurait pu en bénéficier, mais à l’époque, elle a eu peur de le faire, » explique Angélique Bobrie, gynécologue à l’ICM.
Le contexte
Dans une société où la santé des femmes est souvent mise de côté, les cancers gynécologiques restent trop souvent dans l’ombre. Le mois de septembre est l’occasion pour l’ICM de mobiliser le grand public et les professionnels de santé autour de cette cause. « Il y a ce que l’on sait au quotidien, mais beaucoup ignorent l’importance des frottis, » confie Estelle Thomas, qui se rend compte à l’approche de ses 25 ans de l’importance d’un dépistage précoce.
Les chiffres à retenir
- 18 000 femmes touchées chaque année par un cancer gynécologique pelvien en France.
- 3 400 décès annuels dus au cancer de l’ovaire.
- 2 500 décès dus au cancer de l’endomètre.
- 800 à 1 100 décès dus au cancer du col de l’utérus.
Ce que cela révèle
Ces chiffres sont alarmants. Pourtant, la prévention pourrait faire toute la différence. Les cancers de l’ovaire et de l’endomètre ne disposent pas de moyens de dépistage précoce, ce qui souligne l’urgence d’une sensibilisation accrue. « Aujourd’hui, grâce à la recherche médicale, on réussit à mettre en rémission nos patientes, » souligne Stanislas Quesada, oncologue à l’ICM. Mais pourquoi, alors, la communication autour de ces cancers reste-t-elle si timide ? Les engagements politiques en matière de santé publique semblent souvent se heurter à la réalité des chiffres, laissant des milliers de femmes dans l’ignorance.
Ce qu’il faut retenir
Le mois de septembre est un appel à l’action. La lutte contre les cancers gynécologiques nécessite une prise de conscience collective et un engagement fort à tous les niveaux. Alors que les chiffres parlent d’eux-mêmes, il est temps de briser le silence et de mettre ces questions de santé sur le devant de la scène.
Source : Institut du Cancer de Montpellier.
