Pakistan : au moins 31 morts dans l’attaque d’un quartier général de la police (my.headtopics.com)
Pakistan : au moins 31 morts à Kohat, un quartier général de police frappé en plein cœur
Le fait principal
Au moins 31 personnes, dont 16 policiers, ont été tuées dans une attaque contre le quartier général de la police de Kohat, dans le nord-ouest du Pakistan. Lancé vendredi 18 septembre 2026, l’assaut a également fait plus de 100 blessés. Samedi 19 septembre, des échanges de tirs se poursuivaient encore dans le complexe, selon un responsable policier interrogé par l’AFP. Le bilan reste provisoire. (boursorama.com)
L’attaque a été revendiquée par Ittehad-ul-Mujahideen Pakistan, un groupe armé présenté par l’AFP comme une faction liée au Tehreek-i-Taliban Pakistan, le TTP. La cible abrite notamment des services chargés de la lutte antiterroriste. (boursorama.com)
Ce qui s’est passé
Selon les autorités, l’assaut a commencé vendredi après-midi par un attentat-suicide dans l’enceinte du complexe historique de police. Associated Press rapporte qu’un véhicule chargé d’explosifs a frappé une mosquée du site pendant la prière, tandis que des hommes armés tentaient de pénétrer dans les installations policières. (boursorama.com)
Le quartier général accueille les bureaux du Département de lutte contre le terrorisme, la Branche spéciale et plusieurs autres unités. Samedi, des assaillants restaient retranchés dans la section de la Branche spéciale. Leur nombre exact n’était pas établi, a précisé à l’AFP un responsable policier s’exprimant sous couvert d’anonymat. (boursorama.com)
Le responsable sanitaire du district signalait dès vendredi soir que la grande majorité des blessés étaient des policiers et que plusieurs personnes se trouvaient dans un état critique. Les images de l’AFP montrent des murs éventrés, des amas de briques et des ambulances près du complexe. (malaymail.com)
Le contexte
Kohat se situe dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, où les forces de sécurité subissent une recrudescence des attaques. Le TTP, mouvement des talibans pakistanais, est distinct des talibans au pouvoir en Afghanistan, tout en étant leur allié. Cette distinction est essentielle : proximité entre organisations ne signifie pas identité de commandement. (apnews.com)
Islamabad accuse les autorités afghanes de laisser les combattants du TTP utiliser leur territoire. Kaboul rejette ces accusations. Ces tensions ont débouché sur des affrontements et des frappes pakistanaises en Afghanistan, présentées par Islamabad comme des opérations contre des groupes armés. (apnews.com)
Les conséquences pour les civils, elles, sont documentées. Dans un communiqué du 29 juin 2026, la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan a confirmé qu’au moins 28 civils avaient été tués et 49 blessés lors de frappes menées la veille dans trois provinces afghanes. Des femmes et des enfants figuraient parmi les victimes. L’ONU a rappelé l’exigence de protéger les civils. (unama.unmissions.org)
Les chiffres à retenir
- Au moins 31 morts, dont 16 policiers, selon le bilan communiqué samedi à l’AFP.
- Plus de 100 blessés, avec plusieurs personnes dans un état critique.
- Environ 220.000 habitants à Kohat, selon la dépêche.
Ces données décrivent la situation rapportée le 19 septembre 2026. Elles ne constituent pas un bilan définitif. La source ne précise pas le statut de chacune des autres personnes tuées : les présenter toutes comme des civils serait donc injustifié. (boursorama.com)
Ce que cela révèle
L’attaque pose une question directe sur la protection des installations de sécurité. Des assaillants ont pu frapper un site regroupant précisément plusieurs services policiers, dont l’antiterrorisme, puis y prolonger les combats. Cela ne suffit pas à établir une responsabilité individuelle, mais justifie un examen des conditions de l’assaut. (malaymail.com)
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a demandé un rapport et ordonné une prise en charge médicale des blessés. Le président Asif Ali Zardari a, lui, invoqué la nécessité d’éliminer les groupes terroristes bénéficiant d’un soutien étranger. La communication officielle désigne un ennemi extérieur ; elle ne tient pas lieu, à elle seule, de preuve sur les soutiens précis de cette attaque. (radio.gov.pk)
Autre tension majeure : les opérations présentées comme antiterroristes ont aussi tué des civils en Afghanistan, selon les vérifications de l’ONU. Condamner les groupes armés n’oblige pas à détourner les yeux des victimes des frappes étatiques. La protection des populations ne peut pas dépendre du côté de la frontière où elles vivent. (unama.unmissions.org)
Ce qu’il faut retenir
Kohat compte au moins 31 morts après une attaque revendiquée par un groupe lié au TTP. Les combats se poursuivaient au moment du bilan de samedi. L’urgence est aux secours ; l’enquête devra établir comment ce quartier général a été frappé et quels soutiens les assaillants ont réellement reçus. Les déclarations de fermeté ne répondent pas à ces questions. (malaymail.com)
