Nathalie Yamb critique les politiques de santé publique en Afrique lors d’une conférence à Genève.
Nathalie Yamb : Influenceuse panafricaniste sous sanctions européennes
Nathalie Yamb, militante panafricaniste et vidéaste, a récemment été sanctionnée par le Conseil de l’Union européenne pour ses positions pro-russes et ses activités jugées déstabilisatrices en Afrique. Cette décision, prise le 26 juin 2025, lui interdit l’entrée et le transit dans l’Union européenne et gèle ses avoirs. L’exposé des motifs indique qu’elle soutient ouvertement la Russie depuis le sommet Russie-Afrique de Sotchi en 2019, où son discours a fait le tour des réseaux sociaux, lui valant le surnom de « Dame de Sotchi ».
Yamb, née en Suisse en 1969 et binationale suisse-camerounaise, a acquis une large audience en Afrique francophone, avec plus d’un million d’abonnés sur Facebook et près de 600 000 sur YouTube. Elle est connue pour ses critiques virulentes de l’influence occidentale en Afrique, en particulier celle de la France, qu’elle qualifie de néocoloniale, et pour sa promotion de la Russie comme partenaire stratégique des nations africaines.
En janvier 2022, la France a interdit Yamb de territoire, l’accusant d’encourager la violence contre les symboles de la présence française en Afrique. En novembre 2022, le département d’État américain l’a désignée comme un acteur clé du réseau de désinformation d’Evgueni Prigojine en Afrique. Elle a également été impliquée dans des controverses financières, notamment pour sa participation à un programme d’investissement accusé de fraude dans plusieurs pays africains.
Yamb conteste actuellement les sanctions de l’UE devant le Tribunal de l’Union européenne, demandant 500 000 euros de dommages et intérêts. Son audience est prévue pour le 15 septembre 2026, mais elle ne pourra pas y assister en raison de son interdiction d’entrée sur le territoire.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte plus large où des figures comme Yamb et d’autres influenceurs panafricanistes accusent les puissances occidentales de soutenir secrètement des groupes djihadistes au Sahel. Ce discours est également partagé par les dirigeants des juntes au pouvoir au Mali, au Niger et au Burkina Faso.
La situation de Nathalie Yamb soulève des questions sur les dynamiques d’influence en Afrique, la désinformation et les relations internationales, alors que les tensions entre l’Occident et la Russie continuent de se développer sur le continent.
Source : Conspiracy Watch
