À Kiev, les alertes aériennes, les coupures d’eau et d’électricité et les nuits passées dans le métro rythment le quotidien de nombreux habitants. Dans un reportage diffusé par TF1 et publié le 7 novembre 2026, des habitants et des personnels d’une école décrivent une vie bouleversée par les frappes russes, tandis que la plupart des habitants de la capitale ne souhaitent pas partir.

Des immeubles touchés dans un quartier de la capitale

Les équipes du 20H de TF1 se sont rendues dans un quartier de Kiev régulièrement visé par les bombardements. Une usine d’armement située à proximité est à l’arrêt, mais le secteur comprend aussi des immeubles et des entreprises. Le reportage fait état de frappes en journée et de ponts de la ville également touchés.
Olena, rencontrée au quatrième étage de son immeuble, garde le souvenir d’une explosion survenue lors d’une attaque de missiles et de drones. Elle raconte avoir vu les flammes à travers sa fenêtre, tandis que des éclats de verre traversaient la pièce. Plusieurs de ses voisins sont toujours hospitalisés, selon le reportage.
Les nuits sont particulièrement éprouvantes : les frappes peuvent se succéder à quelques minutes d’intervalle. Le reportage évoque aussi un missile lancé à la fin du mois d’octobre, chargé d’engins explosifs capables de se disperser sur des centaines de mètres.
Le métro comme abri, parfois chaque nuit
Les attaques contre les infrastructures énergétiques ont privé une partie de la ville d’électricité. Au moment du reportage, l’eau était également coupée depuis plusieurs heures. En l’absence de courant, le journaliste de TF1 s’éclaire avec son téléphone ; certains habitants disposant d’un générateur échappent à cette coupure.
Les stations de métro servent de refuge pendant les alertes. L’une d’elles, située à 80 mètres de profondeur, accueille aussi des habitants qui y passent la nuit, même lorsque l’alerte est terminée. Yulia explique dormir dans le métro depuis près de deux ans, car elle ne parvient plus à trouver le sommeil dans son appartement, par peur des explosions. Elle décrit cette situation comme « mentalement très compliquée ».
Les cours se poursuivent dans un bunker
Dans une école publique de 400 élèves, les cours continuent du lundi au vendredi pour les enfants du primaire. Lorsqu’une alerte retentit, élèves et enseignants rejoignent calmement le bunker de l’établissement. Les cours reprennent dans les couloirs, où les plus jeunes restent parfois en manteau, par une température de 15 °C.
La directrice adjointe indique que certains parents ne disent pas à leurs enfants que Kiev est bombardée au quotidien, estimant qu’ils sont trop jeunes pour comprendre la guerre. Les adolescents, eux, en mesurent les conséquences. L’un d’eux confie ne plus avoir de nouvelles de son oncle, parti combattre, et ne pas savoir s’il est prisonnier ou mort.
La psychologue de l’établissement est très sollicitée. Elle décrit l’angoisse permanente comme particulièrement traumatisante pour les adolescents. Le reportage rapporte par ailleurs que plus d’un million d’enfants ukrainiens souffrent de détresse psychologique liée à la guerre. Malgré les alertes et les conditions de vie dégradées, la majorité des habitants de Kiev ne souhaite pas quitter la ville.
Source : TF1 INFO – L'info pour tous et pour chacun (www.tf1info.fr)
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