Les enseignants de l’université Cornell ont adopté, le vendredi 6 novembre, une motion de défiance visant la direction de l’établissement. Ce vote, remporté par 75 voix contre 50, avec cinq abstentions, intervient après les accusations de viols en réunion formulées par une ancienne étudiante. Il fragilise la présidence de Michael Kotlikoff, que les professeurs souhaitent voir quitter ses fonctions. (apnews.com)

Une affaire remontant à 2024
Connue sous le pseudonyme de « Jane Doe », l’ancienne étudiante a saisi la justice en septembre pour dénoncer des faits qui se seraient déroulés en 2024, alors qu’elle avait 20 ans. Selon son témoignage, sept étudiants membres d’une fraternité l’auraient violée lors d’une fête. Elle avait alors consommé de l’alcool et de la kétamine.
L’étudiante reproche à l’université d’avoir tardé à réagir et de ne pas avoir pris de mesures suffisamment sévères. Les étudiants mis en cause ont été suspendus ou expulsés, rapporte RFI. Ces accusations restent celles de la plaignante.
La gestion de l’affaire au cœur des critiques
La contestation porte aussi sur la réponse de l’établissement après le signalement. La suspension des fêtes des fraternités est intervenue sous la pression médiatique et populaire, selon les éléments rapportés par RFI. La motion de défiance traduit la pression accrue exercée par les enseignants sur les dirigeants de Cornell.
Le vote est symbolique : le conseil d’administration continue de soutenir Michael Kotlikoff, qui reste président. L’issue de la motion ne signifie donc pas son départ immédiat. L’affaire, qui soulève des critiques sur la manière dont l’université a traité les accusations, dépasse le seul campus de Cornell et fait écho aux débats sur la place des fraternités dans les universités américaines.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI







