Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur les fausses alertes à la bombe visant des avions qui survolaient la France. Les investigations doivent notamment établir qui a envoyé les courriels et déterminer si leurs auteurs ont un lien avec des puissances étrangères. À ce stade, aucune attribution n’a été annoncée.

Des alertes sur plusieurs vols en France

Jeudi 5 novembre, un avion d’Aer Lingus reliant Dublin à Rome a été dérouté vers Évreux après une alerte à la bombe. Le lendemain, Matignon a signalé quatre nouvelles alertes concernant des appareils en survol du territoire français. Les services de déminage ont procédé à des inspections de sécurité.
Trois de ces avions ont atterri à Orly et le quatrième à Bordeaux, sans incident, selon une source informée du dossier citée par France 24. Les services du Premier ministre ont indiqué qu’une enquête était en cours pour déterminer l’origine des alertes, qui touchent plusieurs pays européens.
Le parquet de Paris a précisé que les investigations visent à retrouver les auteurs des courriels diffusant de fausses informations sur une possible destruction d’avion et à examiner leurs éventuels liens avec des « puissances étrangères ». Cette piste constitue un axe de recherche, et non une conclusion sur l’origine des menaces.
Une vague de menaces à l’échelle européenne
Depuis le début de la semaine, des dizaines de vols commerciaux en Europe ont été visés par des alertes à la bombe. Certains appareils ont été déroutés, escortés par des avions de chasse, évacués ou fouillés. Aucune bombe n’a été découverte lors de ces opérations, selon les informations rapportées.
Des médias irlandais, britanniques et français, dont Sky News et TF1, ont également reçu des alertes. Le gouvernement irlandais a dénoncé vendredi une « probable campagne coordonnée visant à engendrer des perturbations ».
Les fausses alertes mobilisent les services de sécurité et provoquent de l’inquiétude, tandis que leur attribution reste difficile. Des revendications adressées jeudi aux aéroports de Rome et de Sofia ont été signées au nom des « combattants de l’État masculin ». Cette appellation semble faire référence à un mouvement ultranationaliste russe, mais son chef a nié toute implication.
La piste étrangère reste à établir
Les responsables européens dénoncent depuis plusieurs mois une intensification d’opérations de déstabilisation qui, selon eux, peuvent être conduites au profit de la Russie ou de l’Iran. Les services de renseignement anticipent également un durcissement de certaines campagnes, notamment russes, susceptible de peser sur le soutien européen à l’Ukraine.
Ces éléments de contexte ne permettent pas, à eux seuls, d’attribuer les alertes visant les avions à un État ou à un groupe. L’enquête ouverte à Paris doit encore en déterminer l’origine et établir si un lien avec des puissances étrangères existe.
Source : France 24 – Infos, news & actualités – L'information internationale en direct (www.france24.com)
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Auteur : FRANCE 24







