Le ministère de l’Agriculture a lancé une mission flash pour étudier la possibilité de constituer des stocks stratégiques de céréales. Cette initiative interroge la capacité de la France à faire face à une rupture d’approvisionnement, mais les éléments disponibles ne permettent pas de conclure qu’une pénurie de blé est imminente.

Des réserves à l’étude
La mission intervient dans un contexte où la France dispose de stocks stratégiques de pétrole, mais envisage désormais d’étudier un dispositif comparable pour les céréales. Le ministère n’a pas précisé la nécessité de ces réserves. La réflexion porte notamment sur la résistance des filières européennes en cas de guerre, de blocus ou de difficultés de livraison. (agri-mutuel.com)
La question concerne un produit dont les débouchés dépassent largement l’alimentation humaine. Selon les chiffres cités par LCI, celle-ci représente 21 % des usages du blé en France. L’élevage en absorbe 46 %, tandis que 15 % servent à produire de l’amidon ou du gluten pour l’industrie agroalimentaire. Le blé entre aussi dans la fabrication de médicaments, de cosmétiques et de papier.
Une production largement exportée
La France reste la première puissance agricole de l’Union européenne et exporte près de la moitié de sa production de blé, rappelle l’éditorialiste économique de LCI Catherine André. Certaines années, la production a atteint 17 millions de tonnes, mais la canicule l’a fait baisser.
Autre évolution signalée par la journaliste : les surfaces consacrées au blé diminuent. Les récoltes sont jugées moins rentables que celles d’autres cultures, selon son analyse. Ces éléments mettent en lumière des enjeux de production et de débouchés, sans établir à eux seuls qu’une rupture d’approvisionnement se profile.
Un enjeu pour plusieurs secteurs
Une baisse importante des disponibilités pourrait concerner bien davantage que le pain : l’alimentation animale et plusieurs industries utilisent également le blé ou ses dérivés. C’est cette diversité d’usages qui explique l’intérêt porté à la résilience des filières et à l’éventualité de stocks stratégiques.
À ce stade, la mission lancée par le ministère porte sur l’étude d’un dispositif possible. Les informations rapportées ne précisent ni le volume de réserves envisagé ni le calendrier de la réflexion.
Source : TF1 INFO – L'info pour tous et pour chacun (www.tf1info.fr)
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