L’AFD allemande accusée de néonazisme : enquête sur ses liens et ses conséquences.
L’AFD allemande est-elle néonazie ?
Depuis sa création en 2013, le parti allemand Alternative für Deutschland (AFD) a suscité de vives controverses. Des déclarations de ses membres, comme celle de Maximilian Krah, député européen en 2024, qui affirmait : « Je ne dirais jamais que chaque homme portant un uniforme SS était automatiquement un criminel », ont alimenté les débats. De plus, un slogan utilisé par des militants, « Alice pour l’Allemagne », évoque le cri de ralliement nazi « Alles für Deutschland », ce qui soulève des interrogations sur les références historiques du parti.
Des enquêtes menées par le site d’investigation Correctiv ont révélé en 2023 que plusieurs membres de l’AFD avaient participé à des réunions avec des groupes néonazis. Valérie Dubslaff, enseignante-chercheuse en histoire, a noté qu’il existe des liens avérés entre certains membres du parti et ces groupes extrémistes, tout en précisant que qualifier l’AFD de néonazi serait un raccourci.
Malgré l’absence de références explicites à ces idéologies dans son programme, l’AFD adopte un discours extrémiste, notamment en prônant une révision des programmes d’histoire pour réduire l’importance du Troisième Reich. Ulrich Siegmund, membre du parti, a déclaré qu’il fallait « être plus positif avec notre histoire, notre culture ».
Le parti défend également des mes radicales comme la remigration, qui vise à renvoyer des immigrants, une position jugée ethnocentrique et hostile aux minorités par le politologue Dr. Hajo Funke.
En conclusion, bien qu’il existe des liens entre l’AFD et la mouvance néonazie, le parti ne peut pas être qualifié de néonazi dans son ensemble. Cependant, il est clairement identifié comme un parti d’extrême droite, l’un des plus radicaux en Europe.
Source : Franceinfo
