Génération de certificats temporaires avec Let’s Encrypt pour sécuriser les sites web.
Générer un certificat temporaire avec Let’s Encrypt
Le renouvellement d’un certificat SSL en production est un défi courant pour de nombreux administrateurs système. Bien que l’automatisation via le protocole ACME ait facilité la gestion des certificats, des situations complexes persistent, notamment sur des serveurs IIS ou ceux n’ayant pas accès à Internet. Ces obstacles peuvent rendre la mise à jour des certificats problématique.
Contexte
Le renouvellement de certificats SSL est une préoccupation récurrente, souvent associée à des questions sur les processus de renouvellement et d’installation. Pour répondre à ces enjeux, il est possible de générer manuellement un certificat avec Let’s Encrypt, ce qui permet de gagner du temps pour résoudre d’autres problèmes.
Pré-requis
Pour générer un certificat, les conditions suivantes doivent être remplies :
- Une machine avec
python3-certbotinstallé et un accès à Internet. - La possibilité de modifier le fichier de zone DNS du domaine concerné.
Commandes pour générer le certificat
La commande à exécuter est la suivante :
bashsudo certbot certonly \–manual \–preferred-challenges dns \-d example.com \-d « *.example.com »
Les options de cette commande sont décrites comme suit :
certonly: génère le certificat sans modifier les configurations existantes.--manual: permet de réaliser les actions manuellement.--preferred-challenges dns: force l’utilisation du challenge DNS.-d: permet d’ajouter des domaines, y compris des wildcard.
Une fois la commande lancée, il sera nécessaire de créer des enregistrements DNS pour chaque domaine ajouté.
Vérification et obtention du certificat
Pour vérifier la propagation des enregistrements DNS, des outils comme nslookup ou dig peuvent être utilisés. Si tout est en ordre, l’utilisateur peut procéder à l’obtention du certificat, qui sera enregistré à l’emplacement suivant :
/etc/letsencrypt/live/example.com/fullchain.pem
Le certificat aura une date d’expiration spécifiée, par exemple, le 1er novembre 2026.
Conclusion
Bien que ce processus permette de résoudre temporairement le problème du certificat, il ne traite pas les causes sous-jacentes. Avec l’évolution des réglementations, notamment la réduction de la durée des certificats à 47 jours d’ici 2029, il est crucial pour les administrateurs de revoir leurs procédures de gestion des certificats.
Source : Article original de Mickael Rigonnaux.
