Après un an de chantier, la cour d’honneur des Invalides est de nouveau ouverte au public. Les 142 000 pavés ont été déposés, examinés puis remis en place ou remplacés ; environ un sur cinq a dû être changé. La rénovation a également porté sur les couches sous le pavement et sur l’accès à cet espace très fréquenté.

Un pavement restauré pierre par pierre
Le chantier a concerné l’ensemble des pavés de la cour. Chacun a été retiré et inspecté avant d’être repositionné ou, lorsque cela était nécessaire, remplacé. Pour retrouver la pierre d’origine, du grès a été extrait des carrières de Fontainebleau.
Selon le directeur du musée de l’Armée aux Invalides, le général de corps d’armée Yann Gravêthe, il s’agit de la première restauration des pavés depuis leur pose initiale, orchestrée par Georges Marchand en 1679. Les travaux ont ainsi associé intervention technique et préservation de l’aspect ancien du lieu.
Un espace plus praticable
Le pavement a été réorganisé pour faciliter la circulation, notamment pour les personnes en fauteuil roulant et les pensionnaires des Invalides. La rénovation ne s’est pas limitée à la surface : la couche située sous les pavés a été entièrement repensée.
Cette intervention concerne une cour traversée chaque jour par environ 4 000 personnes. Les travaux ont aussi remis au jour un système de canalisations qui dirige les eaux de pluie vers la Seine, toute proche.
Un lieu marqué par l’histoire
La cour s’inscrit dans un ensemble dont la façade mesure 196 mètres. Depuis 1804, les Invalides accueillent de grandes cérémonies et des hommages nationaux. Le site conserve également une fonction de soin : une centaine de soldats y sont aujourd’hui pris en charge, selon le général Gravêthe.
La rénovation rend à nouveau accessible au grand public un espace patrimonial majeur, tout en adaptant son pavement aux usages actuels. La cour d’honneur et ses 142 000 pavés restaurés constituent le cœur de ce chantier mené sur une année.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : Armelle Favre







