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Après plusieurs incidents, Glucksmann confirme sa présence à la manifestation du 5 novembre

Raphaël Glucksmann a confirmé qu’il participerait, jeudi 5 novembre, à la journée de mobilisation et de grève, en soutien aux revendications syndicales sur les salaires et la vie chère. Cette décision intervient après plusieurs rassemblements où le candidat de Place publique et du Parti socialiste dit avoir été pris à partie. Au sein de son équipe, le choix de manifester a fait débat.

Man adjusting helmet in front of a floral peace sign symbolizing nonviolent activism.
cottonbro studio · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Des rassemblements marqués par des tensions

Protesters gather in a city square around a prominent monument.
Mathias Reding · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Le 26 octobre, Raphaël Glucksmann s’est rendu place Stalingrad, à Paris, à un rassemblement contre le racisme organisé après l’attentat raciste de Trappes et de La Verrière. Selon le député socialiste Romain Eskenazi, des militants socialistes y ont été bousculés et insultés. L’élu a dénoncé des slogans hostiles au PS lors d’un hommage antiraciste.

Ce n’était pas le premier incident rapporté pendant la campagne de l’eurodéputé. Il avait déjà été interpellé lors d’un rassemblement féministe en septembre, ainsi qu’au cours de déplacements à Nancy et à Amiens. Le soir de sa victoire à la primaire de la gauche, il avait aussi été enfariné.

Aurore Lalucq, eurodéputée et coprésidente de Place publique, estime que ces épisodes visent à intimider son camp. Elle affirme que Raphaël Glucksmann entend continuer à se rendre sur le terrain. Ces accusations sont contestées par La France insoumise : Mathilde Panot a déclaré que son mouvement ne parlait pas du candidat, tandis que le député insoumis Aurélien Saintoul a assuré qu’aucune consigne n’avait été donnée.

Une décision discutée dans son équipe

La participation de Raphaël Glucksmann à la mobilisation du 5 novembre n’était pas acquise. Lundi, sur BFMTV, il a finalement annoncé qu’il irait manifester, en expliquant soutenir les revendications des syndicats sur le pouvoir d’achat et les salaires. Il a également affirmé que les réactions hostiles ne l’empêcheraient pas de faire campagne dans le pays.

Le choix a toutefois suscité des réserves au sein de son équipe. Certains craignaient que de nouvelles tensions ne produisent des images défavorables et estimaient qu’une présence dans les cortèges ne servirait pas son image de candidat à la présidentielle. Raphaël Glucksmann a, lui, voulu assumer sa présence et dénoncer ce qu’il considère comme du harcèlement de la part de militants insoumis.

La France insoumise rejette cette mise en cause. Aurélien Saintoul a dit ne pas être surpris par la colère de personnes opposées aux socialistes et à leurs alliés, qu’il accuse d’avoir notamment soutenu le budget 2026 avec les macronistes. Il a aussi reproché à Raphaël Glucksmann et à ses soutiens leur faible présence au début de la mobilisation lycéenne.

Faire entendre ses propositions sociales

Au-delà des tensions, la manifestation est aussi pour Raphaël Glucksmann l’occasion de prendre position sur les questions sociales, au cœur du début de la campagne. Romain Eskenazi défend sa présence dans un mouvement qui réclame davantage de moyens pour les services publics et une plus grande justice fiscale, en rappelant que la mobilisation appartient, selon lui, à la tradition de la gauche.

Le candidat met notamment en avant une hausse des salaires passant par une baisse de la CSG, qu’il chiffre à 100 euros pour le salaire médian. Il propose de la financer par une taxation accrue des plus gros héritages et défend également un smic à 1 700 euros net par mois.

Un élu de Place publique voit aussi un intérêt politique à dénoncer les incidents, estimant que cela peut parler à l’électorat centriste opposé aux insoumis. La mobilisation du jeudi 5 novembre doit ainsi servir à la fois de soutien aux revendications syndicales et de terrain d’expression pour le candidat, malgré les risques de nouvelles tensions.


Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Thibaut Le Gal

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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