Les familles des victimes de l’accident tragique de Puisseguin, survenu en octobre 2015, expriment leur colère suite à la confirmation par la Cour de cassation du non-lieu général dans cette affaire. Ce drame, qui a coûté la vie à 43 personnes, a fait l’objet de nombreuses interrogations et d’une quête de justice infructueuse.

Ce qui s’est passé
Le 23 octobre 2015, un autocar transportant des retraités a été percuté par un semi-remorque près de Puisseguin, à environ 50 kilomètres à l’est de Bordeaux, en Nouvelle-Aquitaine. Suite à l’impact, un incendie a ravagé le véhicule, piégeant de nombreuses personnes à bord. Trente-neuf passagers et le chauffeur du bus ont perdu la vie, tandis que le chauffeur du camion et son jeune fils âgé de trois ans ont également été tués. Ce désastre est considéré comme l’accident d’autocar le plus meurtrier en France depuis plus de 30 ans.
Ce que l’on sait
La Cour d’appel de Bordeaux avait statué en 2025 sur un non-lieu général, une décision confirmée cette semaine par la Cour de cassation, qui a jugé qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour justifier l’admission du pourvoi des familles des victimes. Danièle Gauvin, présidente du collectif des victimes, a dénoncé cette décision, soulignant que les familles ne cherchent pas uniquement à punir, mais souhaitent avant tout révéler les manquements qui ont conduit à ce drame. Elle a déclaré : « On n’a pas été considérés. »
Ce que cela change localement
Malgré la confirmation du non-lieu dans l’action pénale, les victimes n’abandonnent pas leurs efforts. Elles continuent de se battre sur le plan civil, car l’assureur qui a indemnisé les victimes a engagé des actions contre plusieurs parties impliquées, y compris la société de transport du camion et le garage responsable de modifications non homologuées qui ont pu contribuer au drame. Les familles militent également en faveur d’un renforcement des réglementations relatives à la sécurité des transports et à la prévention des incendies.
Les prochaines étapes
Les familles des victimes prévoient de poursuivre leur combat pour une meilleure safety regulation dans les transports. Malgré la frustration face à l’absence de suite pénale, elles estiment avoir mis en lumière des questions critiques, telles que l’absence de normes rigoureuses concernant la conception des autocars et les modifications dangereuses apportées aux camions. Elles espèrent que leur engagement contribuera à des changements significatifs afin qu’un tel drame ne se reproduise plus.
Source : 20Minutes – Actu Bordeaux
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