La préfecture de l’Indre a récemment annoncé une interdiction de pêche et de consommation de poissons dans le secteur de la Bouzanne, suite à la détection de polluants chimiques appelés PFAS (substances per- et polyfluoroalkyles) dans les eaux de la rivière. Cette décision concerne la partie de la Bouzanne allant de sa source jusqu’à sa confluence avec la Creuse, au niveau du Pont-Chrétien-Chabenet, et inclut tous ses affluents.

Ce qui s’est passé
Le 3 novembre 2026, la préfecture a informé le public que des analyses avaient révélé la présence de PFAS sur environ 54 hectares de terres agricoles qui avaient été fertilisées avec des boues d’épuration provenant de l’entreprise Balsan depuis les années 1990 jusqu’à l’été 2025. Ces substances sont connues pour leur persistance dans l’environnement et leurs effets potentiels sur la santé humaine. En conséquence de ces découvertes, la pêche ainsi que la consommation de poissons dans ce secteur ont été interdites.
Ce que cela change localement
Cette interdiction impacte directement les pêcheurs et les résidents qui consomment des poissons pêchés dans la Bouzanne. Elle soulève également des questions de santé publique et de sécurité alimentaire, bien que la préfecture ait précisé qu’aucune non-conformité n’a été décelée dans l’eau potable, ni dans les productions agricoles pour l’instant. La situation restera suivie de près avec des analyses programmées pour s’assurer de l’absence de contamination dans d’autres produits alimentaires, y compris ceux destinés aux animaux de ferme.
Ce que l’on sait
Les PFAS ont été détectés à cause de rejets dans la rivière et ces substances sont connues pour leur toxicité potentielle. Les mesures de surveillance s’intensifient : des prélèvements et tests devront être réalisés pour examiner les concentrations de ces polluants dans les poissons et pour évaluer les risques potentielles pour les cultures. La société Balsan a indiqué qu’aucun épandage de boues n’a eu lieu depuis juillet 2025 et qu’ils ont cessé d’utiliser des résines fluorées depuis 2016, mais certains produits antérieurs pourraient encore poser problème.
Les prochaines étapes
Les autorités vont donc mener des investigations supplémentaires pour évaluer plus en détail l’impact de cette contamination. Cela inclut l’analyse des produits destinés à l’alimentation des animaux, ainsi que des cultures végétales. Ces efforts visent à garantir la sécurité alimentaire tout en informant la population locale des risques potentiels. La mise en place d’un plan de surveillance du cours d’eau et des pressions sur les partenaires concernés, y compris Balsan, fait partie des mesures à venir. Le personnel local et les consommateurs sont encouragés à rester vigilants et à suivre les futures directives des autorités.
Source : franceinfo- Centre-Val de Loire
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