À Paris, l’Institut de psychologie de l’université Paris Cité a mis en œuvre une initiative atypique face à un contexte de mobilisation étudiante : une « université populaire ». Cette démarche fait suite aux blocages qui ont eu lieu dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur, perturbant la reprise des cours depuis le 2 novembre 2026.

Ce que l’on sait
Le climat de mobilisation a été exacerbé par l’appel de l’Unef (Union nationale des étudiants de France) pour une « journée noire sur les universités », incitant à des blocus dans divers lycées et universités à travers le pays. En réponse, la direction de l’université Paris Cité et les étudiants se sont réunis pour définir une alternative aux blocages traditionnels. Cette proposition est celle d’une « université populaire », dont le fonctionnement se base sur des assemblées générales, des débats et des cours thématiques.
Ce qui s’est passé
Lors de cette expérience, qui s’étendra sur au moins une semaine, les étudiants peuvent participer à des discussions sur des sujets urbains et universitaires, tout en maintenant un dialogue ouvert avec la direction. « Nous ne construisons pas une mobilisation contre notre direction », précise un porte-parole étudiant. « Il s’agit de défendre le service public et son existence. » Cette approche vise à évoluer vers un cadre d’échanges constructifs plutôt que de se limiter à des blocus décriés.
Ce que cela change localement
Le principal changement induit par cette initiative est la réouverture des espaces d’échange de l’université, permettant aux étudiants de débattre et de s’impliquer activement dans la mobilisation. Bien que les cours traditionnels n’aient pas encore repris, la levée des blocages permet de créer un milieu de discussion plus dynamique. Cela a pour effet d’atténuer les tensions tout en offrant une plateforme pour aborder des préoccupations plus larges sur l’éducation et le service public.
Les prochaines étapes
Pour l’heure, la direction de l’institut, représentée par Xabi Borteyrou, incite les étudiants à dialoguer sur l’efficacité de cette université populaire et sur la suite du mouvement. « Est-ce que c’est efficace ? Peut-être pas pour tous, mais ça reste une initiative innovante », a-t-il déclaré. Les réactions des étudiants sont variées : certains craignent que le non-retour aux cours classiques ne complexifie la validation de leur année, tandis que d’autres apprécient la flexibilité de ce nouveau format d’apprentissage. La situation reste donc à surveiller, et les discussions en cours détermineront l’avenir de cette mobilisation.
Source : franceinfo- Paris-Ile-de-France
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