À 17 ans, un adolescent connu sous le pseudonyme « NormalLeVrai » affirme avoir participé aux cyberattaques visant l’ANTS et SFR. Après s’être confié à son père, il s’est présenté à la gendarmerie et a été placé en garde à vue. Dans un reportage de franceinfo publié le 3 novembre 2026, il raconte une activité menée en parallèle de son apprentissage dans le bâtiment et dit avoir gagné jusqu’à 150 000 euros en revendant des données volées.

Une activité menée après ses journées de travail
Le jeune homme, qui a appris l’informatique seul sur Internet, explique qu’il passait ses soirées devant son ordinateur après ses journées de travail. Son père dit avoir découvert l’ampleur de ses activités lorsque son fils lui a avoué sa participation à plusieurs cyberattaques.
Selon le reportage, « NormalLeVrai » a revendiqué des attaques contre l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), chargée des titres d’identité, et contre l’opérateur SFR. Il espérait auparavant suivre une formation en sécurité informatique au lycée, mais s’est orienté vers un apprentissage dans le bâtiment après un décrochage scolaire en classe de troisième, rapporte son père.
Il dit avoir gagné jusqu’à 150 000 euros
L’adolescent affirme avoir amassé jusqu’à 150 000 euros en cryptomonnaie grâce à la revente de données volées. Il raconte avoir parfois gagné plusieurs milliers d’euros en une journée, tout en continuant à se rendre sur les chantiers le lendemain.
Le reportage évoque le piratage de données concernant 12 millions de Français. Avec le recul, le jeune homme reconnaît la gravité de ses actes et les qualifie de « bêtise d’adolescent ». Il dit ne pas avoir mesuré leurs conséquences au moment des faits.
Une garde à vue et une perquisition
Après l’arrestation d’un de ses complices, « NormalLeVrai » a choisi de se rendre à la gendarmerie. Il a été placé en garde à vue, puis les gendarmes l’ont accompagné à son domicile pour une perquisition. Selon son témoignage, les enquêteurs ont saisi son matériel informatique, notamment des clés USB et des disques durs externes.
D’après franceinfo, il encourt jusqu’à sept ans de prison et 300 000 euros d’amende pour les faits évoqués. Le jeune homme espère pouvoir travailler plus tard dans la cybersécurité. Le parquet de Paris n’a pas souhaité commenter l’affaire.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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