Au moins 29 personnes ont été tuées lundi 2 novembre dans une frappe visant un lieu de distribution d’aide à Komyshuvakha, dans la région de Zaporijjia, selon le bilan communiqué mardi. Volodymyr Zelensky accuse Moscou de compromettre les perspectives de paix, alors que des discussions entre Russes et Ukrainiens sont annoncées pour les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi.

Une attaque en deux temps, selon Kiev

Le centre de Komyshuvakha accueillait chaque lundi une distribution d’aide humanitaire. Dans son allocution, le président ukrainien a affirmé que les premières bombes avaient frappé au moment où les habitants arrivaient, puis qu’une nouvelle attaque avait visé l’abri où certains s’étaient réfugiés. Le bilan, d’abord annoncé à 26 morts, est monté à 29 mardi. (president.gov.ua)
Mykhaïlo Semikine, chef de l’administration militaire locale, a déclaré qu’au moins neuf bombes guidées AB-3000, d’un poids de trois tonnes, avaient été utilisées. Ces éléments sont rapportés par les autorités ukrainiennes.
Volodymyr Zelensky estime que cette frappe contredit toute avancée vers la paix. Il a présenté l’attaque comme un signe que la Russie ne souhaite ni désescalade ni règlement juste du conflit. Il s’agit de l’analyse du président ukrainien, formulée après les bombardements.
Des frappes signalées dans d’autres régions
Les attaques se sont poursuivies dans la nuit du 2 au 3 novembre. À Kherson, un hôpital a été touché : 46 personnes ont été blessées et 200 patients évacués, selon les informations communiquées. Des installations énergétiques ont également été atteintes dans plusieurs régions d’Ukraine.
Dans la région de Kherson, les bombardements ont repris après une trêve locale liée à l’évacuation de la ville d’Olechky, occupée par les forces russes. Cette pause avait commencé mardi matin et pris fin dimanche soir, sans incident signalé. Un haut responsable ukrainien a déclaré à l’AFP que Moscou avait refusé la proposition de Kiev de la prolonger.
Interrogé sur les accusations ukrainiennes concernant cette période, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu que les forces ukrainiennes en avaient également profité pour se regrouper. Cette réponse portait sur l’utilisation de la trêve et ne constitue pas, dans les éléments rapportés, un commentaire direct sur la frappe de Komyshuvakha.
Des discussions annoncées à Abou Dhabi
Steve Witkoff, émissaire américain, a annoncé que des négociations entre la Russie et l’Ukraine étaient prévues les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi, sous médiation américaine. Elles doivent porter notamment sur la sécurité après-guerre, la désescalade et les questions humanitaires. La rencontre précédente mentionnée dans les informations disponibles, organisée à Genève à la mi-février, s’était achevée sans résultat tangible. (apnews.com)
La frappe de Komyshuvakha intervient ainsi à quelques jours de ces discussions annoncées. Kiev y voit un signal contraire aux efforts de paix ; Moscou n’a pas, dans les déclarations rapportées ici, répondu directement à l’accusation portant sur cette attaque.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI avec AFP







