Pour Halloween, l’ICE a diffusé une vidéo mêlant des monstres de cinéma à des images d’arrestations de migrants et de centres de détention. Le montage, rythmé par « Thriller » de Michael Jackson, met en scène des opérations de la police américaine de l’immigration dans un registre horrifique. La publication intervient alors que les conditions de détention et les méthodes de l’agence font l’objet de critiques. (leparisien.fr)

Des monstres de fiction aux images d’interpellations

Dans la vidéo, Freddy Krueger, Jason Voorhees et Pennywise apparaissent d’abord sur fond de décorations d’Halloween. Le montage enchaîne ensuite avec des images présentées comme des arrestations de migrants et des centres de détention de l’ICE.
Les services de l’immigration ont accompagné la publication du message : « Joyeuses fêtes d’Halloween de la part de vos amis de l’ICE ». En associant les migrants à des personnages de films d’horreur, la vidéo donne aux opérations de l’agence une mise en scène qui les rapproche d’un spectacle.
Ce choix de communication est au cœur de la critique portée par le HuffPost : le montage reprend les codes de l’épouvante pour représenter des personnes arrêtées et détenues. Il contribue ainsi à présenter les migrants comme une menace, plutôt que comme des personnes concernées par des procédures d’immigration.
Des pratiques déjà contestées
La vidéo montre aussi des centres de détention de l’ICE. Ces établissements sont régulièrement mis en cause pour les conditions de détention et les traitements réservés aux migrants. En mai 2026, une ancienne détenue d’un centre texan avait décrit au Monde la manière dont elle disait avoir été traitée.
Les interventions de l’agence sur le terrain sont également critiquées, notamment en raison d’arrestations musclées et d’incidents impliquant des armes à feu. Selon un décompte publié par ABC News le 24 septembre 2026, au moins 21 personnes avaient alors été blessées par balle par des agents fédéraux de l’immigration depuis le début du second mandat de Donald Trump ; huit de ces fusillades avaient été mortelles. Trois des personnes tuées étaient citoyennes américaines. (abcnews.com)
Parmi les victimes citées figurent Renee Good et Alex Pretti, tués à Minneapolis en janvier 2026. Ces incidents et les conditions rapportées dans les centres forment le contexte des critiques suscitées par la vidéo d’Halloween, sans que le montage apporte d’élément nouveau sur les opérations représentées.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Maëlle Roudaut







