Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique après le jet d’un cocktail Molotov visant des gendarmes lors des manifestations du samedi 31 octobre. L’explosion, porte de Charenton, dans le 12e arrondissement, a légèrement blessé un gendarme. Aucun suspect n’avait été interpellé pour ces faits au 1er novembre.

Une enquête confiée à la Sûreté territoriale
Selon le parquet, des engins explosifs ont visé une quinzaine de gendarmes ainsi que des policiers. L’enquête a été confiée à la Sûreté territoriale de Paris, qui poursuit les investigations pour identifier les auteurs.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait qualifié le jet de « tentative de meurtre » samedi. Cette expression relève de sa déclaration ; le parquet a, de son côté, indiqué avoir ouvert une enquête pour « tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique ».
Des blessures encore en cours de recensement
Le parquet indique que le bilan médical n’est pas définitif. Les blessures signalées à ce stade pourraient comprendre des brûlures au second degré et des acouphènes, mais le recensement se poursuit. De premières plaintes étaient annoncées pour le 1er novembre ; aucune n’avait encore été déposée au moment où le parquet s’est exprimé.
Le gendarme touché a témoigné auprès de chaînes d’information. Il a notamment décrit la sensation de brûlure et les projectiles lancés contre son unité.
Au total, cinq membres des forces de l’ordre — quatre policiers et un gendarme — ont été blessés à Paris, selon le bilan établi samedi soir par le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police.
105 interpellations à Paris
Le parquet a comptabilisé 105 interpellations à Paris : 88 en lien avec les manifestations du samedi et 17 liées à la nuit d’Halloween. Au 1er novembre, 89 personnes se trouvaient en garde à vue dans la capitale : 61 majeurs, 22 mineurs et six personnes dont la date de naissance restait à déterminer.
Pour les majeurs, les faits évoqués concernaient principalement la participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, le port d’armes de catégorie D et la détention ou le transport de produits incendiaires ou explosifs. Le parquet a également signalé des atteintes aux forces de l’ordre, ainsi que, dans une moindre mesure, des atteintes aux personnes et aux biens. Il a précisé que ce bilan pouvait encore évoluer.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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