Les potins ne sont pas tous condamnables, mais leur contenu et la manière dont ils sont racontés comptent. Dans un article publié le 1er novembre 2026, Courrier international relaie trois repères proposés par le site américain Vox : respecter les personnes dont on parle, faire preuve d’empathie et ne pas laisser les commérages occuper toute la conversation. (courrierinternational.com)

Ne pas réduire les autres à un sujet de conversation
La première règle s’inspire de la philosophie morale d’Emmanuel Kant : une personne ne devrait pas être traitée comme un simple moyen de divertissement ou comme un prétexte pour se sentir supérieur. Appliqué aux potins, ce principe invite à se demander si l’histoire racontée respecte la dignité de la personne absente.
La distinction ne tient pas seulement au ton. Transmettre une anecdote racontée librement et sans intention de nuire n’équivaut pas à révéler un secret confié en privé ou à propager une information mensongère. La confiance et la véracité sont donc des critères essentiels pour juger un commérage. (courrierinternational.com)
Garder l’empathie en tête
Le deuxième repère s’appuie sur la pensée du philosophe Martin Buber, qui distingue une relation où l’autre est reconnu comme une personne de celle où il est ramené au rang d’objet. Dans les échanges de potins, le risque est d’oublier que la personne évoquée a ses propres difficultés et peut, comme tout le monde, faire des erreurs.
Cette approche ne commande pas de renoncer à parler des autres. Elle encourage plutôt à ne pas perdre de vue leur humanité, même lorsqu’ils ne sont pas présents dans la conversation. (courrierinternational.com)
Faire une place à d’autres sujets
La troisième règle propose d’adapter aux conversations le test de Bechdel, conçu pour examiner la place des personnages féminins dans les œuvres de fiction. Ici, l’idée est plus simple : se demander si les échanges entre amis peuvent porter sur autre chose que les histoires d’autrui.
Les potins peuvent contribuer à rapprocher les personnes qui les partagent, mais ils ne devraient pas nécessairement occuper toute la discussion. Ce dernier critère invite à préserver un espace pour parler aussi de ses propres intérêts et de ses expériences. (courrierinternational.com)
Ces trois repères ne condamnent donc pas les commérages en bloc. Ils proposent plutôt de les examiner à l’aune du respect, de l’empathie et de la place qu’ils prennent dans les relations. (courrierinternational.com)
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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Auteur : Éloïse Duval







