Un gendarme a été touché par les flammes après le jet d’un cocktail Molotov contre les forces de l’ordre, samedi 31 octobre, à l’arrivée d’une manifestation porte de Charenton, à Paris. Le ministère de l’Intérieur l’a décrit comme légèrement blessé, tandis que la gendarmerie nationale a fait état d’une brûlure grave à la jambe. Au total, cinq membres des forces de l’ordre ont été blessés dans la capitale, selon la préfecture de police.

Un projectile enflammé au pied des gendarmes

L’incident s’est produit en marge de l’« acte III » de la manifestation. Si le cortège s’est déroulé dans le calme sur la majeure partie de son parcours, des membres des forces de l’ordre ont été visés par des engins incendiaires à son arrivée porte de Charenton.
Une vidéo montre des gendarmes en formation, boucliers levés, face à un groupe d’hommes. Après le tir de grenades lacrymogènes, un projectile lancé depuis la foule tombe près des militaires, explose et s’embrase. L’uniforme d’un gendarme prend feu. Ses collègues interviennent pour éteindre les flammes.
Une source policière citée par Le Parisien a décrit le groupe auquel les gendarmes faisaient face comme des « casseurs ». La préfecture de police a, elle, employé le terme d’« émeutiers ».
Des indications différentes sur ses blessures
En début de soirée, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que le gendarme avait été pris en charge par ses collègues et qu’il était légèrement blessé. Selon le ministre, il n’avait pas interrompu son service. Il a qualifié le jet du cocktail Molotov de « tentative de meurtre ».
La gendarmerie nationale a donné une autre indication sur la gravité de la blessure, affirmant que le militaire était « gravement brûlé à la jambe ». Le gendarme a également témoigné auprès de BFMTV. Il a expliqué ne pas avoir vu le projectile arriver et avoir compris qu’il brûlait en ressentant la douleur.
La préfecture de police de Paris a recensé cinq membres des forces de l’ordre blessés pendant les événements : quatre policiers et un gendarme. Trois d’entre eux ont été blessés par des jets de cocktails Molotov, selon son bilan.
Des réactions politiques et un bilan chiffré
Les images ont suscité des réactions de responsables politiques et du syndicat de police Alliance. Bruno Retailleau et Marine Le Pen ont demandé que les auteurs soient retrouvés et sévèrement condamnés. Alexis Corbière a, lui aussi, exprimé son soutien aux forces de l’ordre visées.
À 21 heures, 5 745 contrôles avaient été effectués à Paris et 79 personnes interpellées, selon le bilan cité. À l’échelle nationale, Laurent Nuñez avait annoncé 40 000 contrôles en début de soirée.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : Sarah Coulet







