L’allocation de rentrée scolaire pourrait évoluer : la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) étudie notamment une modulation plus marquée selon l’âge des enfants et la création d’une carte prépayée. Ces pistes ont été évoquées le 28 octobre 2026 au Sénat par sa directrice générale, Constance Bensussan. Aucune modalité définitive n’a été arrêtée à ce stade, tandis que le gouvernement vise 600 millions d’euros d’économies sur cette aide.

Une aide dont le montant pourrait davantage varier selon l’âge
Versée chaque année à près de trois millions de familles, l’ARS représente environ 2,23 milliards d’euros. L’exécutif souhaite mieux adapter l’aide aux besoins des enfants selon leur âge, dans le cadre d’une réforme encore en préparation.
Le barème actuel distingue trois tranches : environ 427 euros pour les enfants de 6 à 10 ans, 450 euros de 11 à 14 ans et 466 euros de 15 à 18 ans. La Cnaf estime qu’une modulation plus importante pourrait être étudiée, les dépenses de fournitures n’étant pas les mêmes à l’école primaire, au collège et au lycée.
Une carte prépayée à l’étude
Autre piste évoquée : remplacer le versement sans restriction d’usage par une carte prépayée. Aujourd’hui, l’ARS est versée par virement et les familles peuvent employer la somme comme elles le souhaitent.
Les dépenses mentionnées autour de l’allocation ne se limitent pas aux fournitures scolaires. Elles comprennent aussi les vêtements, les inscriptions à des activités sportives ou culturelles et les frais de cantine. Un dispositif de paiement encadré pourrait donc soulever la question des achats autorisés.
La carte aurait toutefois un coût de gestion. Le recours à un prestataire pour administrer le dispositif risquerait, selon la directrice générale de la Cnaf, de réduire les économies attendues de la réforme. Cet enjeu financier figure parmi les éléments à examiner avant toute décision.
Les conséquences pour les familles restent inconnues
Les contours de la réforme ne sont pas encore définis et aucun chiffrage précis de son impact sur le pouvoir d’achat des bénéficiaires n’a été établi. Les parlementaires s’interrogent également sur les effets de la baisse budgétaire envisagée et sur le gel des prestations sociales prévu par le gouvernement.
L’ARS est soumise à des conditions de ressources, calculées à partir des revenus de l’année N-2. Les plafonds indiqués sont de 28 956 euros pour un enfant et de 35 638 euros pour deux enfants. La Cnaf estime que le calendrier de versement, en août, laisse encore du temps pour préparer d’éventuels ajustements techniques.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
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