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À Montpellier, des enquêtes documentent des contacts entre CRS et militants d’ultradroite

Des images et des témoignages examinés par Libération et franceinfo relancent les interrogations sur le comportement des forces de l’ordre face à des militants d’ultradroite lors de la manifestation interdite du 24 octobre à Montpellier. Les deux médias décrivent des scènes où des membres de ce groupe auraient frappé des manifestants sans être interpellés, tandis que des policiers intervenaient contre des participants au rassemblement. Le parquet a ouvert une enquête pour identifier les auteurs des violences.

Vibrant street view in Montpellier with colorful trams and classic architecture.
Abdelmoughit LAHBABI · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Des violences filmées à plusieurs endroits

Unrecognizable people gathering together for protest for police brutality and black lives matter holding banners with Racism violence
Mathias Reding · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Les militants ont été repérés place de la Comédie et rue de la Loge, notamment. Selon les images analysées par Libération et franceinfo, des membres du groupe ont porté les premiers coups au cours d’un affrontement survenu en milieu d’après-midi. L’un d’eux apparaît muni d’une matraque télescopique.

Les deux médias rapportent qu’un cordon de CRS se trouvait à proximité. D’après leurs observations, les policiers ont chargé après que des manifestants ont riposté, et des participants ont alors été interpellés. Des militants d’ultradroite, eux, auraient pu se replier derrière les forces de l’ordre sans être inquiétés. Des vidéos montrent également des coups portés à des personnes à terre, sans intervention visible des CRS.

Une autre scène, filmée plus tard près de l’office de tourisme, montre trois militants s’en prendre à un homme et le tirer au sol en direction d’un groupe de CRS. L’un d’eux le frappe au visage. Selon les deux enquêtes journalistiques, les policiers présents ne sont pas intervenus et les trois hommes sont repartis sans être interpellés.

Des échanges entre policiers et militants rapportés

Au-delà de l’absence d’intervention décrite dans ces séquences, plusieurs médias font état de contacts entre les militants et des membres des forces de l’ordre. Libération relève notamment des gestes d’approbation de CRS envers des militants. Franceinfo rapporte, de son côté, que des policiers et des membres du groupe ont échangé à plusieurs reprises.

L’Observatoire des libertés publiques de Montpellier, interrogé par ICI Hérault, décrit une circulation du groupe entre les CRS et les manifestants, y compris pendant les charges. Sophie Mazas, présidente départementale de la Ligue des droits de l’homme, évoque aussi des contacts physiques entre un militant et un CRS dans une vidéo. Ces éléments nourrissent les questions sur un éventuel traitement différencié, mais ne suffisent pas, à eux seuls, à établir une coopération organisée.

Le média local Le Poing a par ailleurs rapporté que des organisateurs d’un groupe Telegram créé par l’influenceur fitness Alpharise s’étaient félicités d’une bonne coopération avec les forces de l’ordre. Le groupe appelait à défendre les commerçants le 24 octobre.

Une enquête ouverte après les violences

Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, avait dénoncé la présence d’une « milice d’extrême droite » et demandé que la justice enquête. Le procureur de Montpellier a annoncé l’ouverture d’une enquête destinée à identifier les auteurs des violences. Il a rappelé que l’usage de la force relève des services de sécurité intérieure régulièrement constitués.

La préfecture a fait état de 40 personnes interpellées, sans préciser les motifs de chaque interpellation. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait d’abord déclaré que des militants d’ultradroite étaient présents à Montpellier, notamment pour protéger des commerces ou rechercher l’affrontement avec des militants d’ultragauche. Deux jours plus tard, il affirmait que les forces de l’ordre ne protégeaient personne.


Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Lola Uguen

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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