Le Sénégal s’apprête à ouvrir, samedi 31 octobre, les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar 2026, première édition de la compétition organisée en Afrique. Jusqu’au 13 novembre, près de 2 700 athlètes âgés de 15 à 17 ans sont attendus dans trois villes, sur fond de débats autour du coût des Jeux et des droits humains. (olympics.com)

Une compétition répartie sur trois villes

Les épreuves se dérouleront à Dakar, Diamniadio et Saly. Le programme comprend 153 épreuves dans 25 disciplines. La cérémonie d’ouverture est prévue samedi à 18 h 30, heure locale. La devise des Jeux, « L’Afrique accueille, Dakar célèbre », met en avant l’ambition de faire de ce rendez-vous une vitrine pour le continent. (olympics.com)
Pour Aicha Diop, judoka sénégalaise sélectionnée pour la compétition, cette participation est une première. Elle espère que les Jeux contribueront au développement du sport africain. Plusieurs disciplines, dont le baseball à cinq, le kung-fu et la lutte de plage, figurent au programme. Cette dernière est présentée comme une spécialité sénégalaise.
La présidente du Comité international olympique, Kirsty Coventry, a salué les infrastructures et dit attendre un spectacle remarquable. Le comité d’organisation met également en avant les occasions de rencontre entre les jeunes sportifs venus du monde entier.
Le coût des Jeux au cœur des préoccupations
La compétition suscite aussi des réserves au Sénégal. Dans un contexte de coût de la vie élevé et de chômage, certains pourraient voir dans les Jeux une dépense inutile. Les autorités défendent au contraire un investissement de long terme dans la jeunesse et les infrastructures, et espèrent contribuer à faire de Dakar une destination touristique de premier plan.
La participation d’athlètes russes constitue un autre point de contestation. Les fédérations internationales conservent la possibilité de fixer leurs propres règles : selon les informations communiquées, World Athletics maintient son interdiction, tandis que le judo et la natation autorisent le retour des sportifs russes sous leur drapeau et avec leur hymne. Le Comité olympique russe annonce 13 athlètes et dix entraîneurs pour les JOJ.
Les droits des personnes LGBTQ+ également en débat
Human Rights Watch appelle les autorités sénégalaises à revoir leur position concernant la communauté LGBTQ+. L’organisation critique une loi anti-LGBTQ+ entrée en vigueur en mars et estime que la législation ainsi que la répression dénoncée sont incompatibles avec les valeurs de la Charte olympique.
Olivia Nloga, membre du comité exécutif du comité d’organisation, assure que tous les athlètes seront accueillis à Dakar dans le respect de cette charte et du contrat d’hôte.
Au-delà de la compétition, ces JOJ représentent un test pour le Sénégal et une occasion de montrer que l’Afrique peut accueillir un événement olympique d’envergure. L’organisation de l’édition de la jeunesse sur le continent est une première historique. (olympics.com)
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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