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Israël : Netanyahou face à Eisenkot, avec le 7-Octobre et la conscription au cœur du vote

Les électeurs israéliens sont appelés aux urnes mardi 27 octobre 2026 pour des élections législatives qui s’annoncent comme un test majeur pour Benyamin Netanyahou. Le Premier ministre, au pouvoir depuis plus de dix-huit ans, affronte Gadi Eisenkot, son principal rival, tandis que la campagne est traversée par les questions de responsabilité après l’attaque du 7 octobre 2023 et de service militaire obligatoire. (pop.education.gov.il)

Person wearing a face mask dropping a ballot into a box to cast a vote. Emphasizes civic duty.
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Un scrutin dominé par le bilan de Netanyahou

Scenic view of Le Havre city with St. Joseph Church tower and iconic architecture.
Jan van der Wolf · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Quelque 7,3 millions d’électeurs doivent voter. La campagne prend des allures de référendum sur le maintien de Benyamin Netanyahou, âgé de 77 ans, et sur la coalition qui le soutient, composée notamment du Likoud et de formations d’extrême droite.

L’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 a fragilisé l’image de « Monsieur Sécurité » que s’était construite le chef du gouvernement. Pour convaincre qu’il reste le mieux placé pour défendre le pays, il met en avant sa fermeté et présente le scrutin comme un choix entre la droite et ses adversaires centristes. Il leur attribue le projet de créer un État palestinien, ce qu’ils contestent. Netanyahou s’oppose à cette création, un projet également rejeté, selon le texte de campagne, par la majorité des Israéliens.

La guerre à Gaza contre le Hamas, le conflit avec le Hezbollah au Liban et la confrontation avec l’Iran, à laquelle les États-Unis se sont joints, nourrissent aussi les débats. Le Premier ministre défend ces opérations comme nécessaires. Ses opposants dénoncent, eux, l’ouverture de plusieurs fronts. Vendredi, quatre jours avant le vote, Netanyahou s’est rendu en Cisjordanie occupée après une attaque qui a tué deux soldats israéliens. Il a alors promis une opération militaire d’ampleur dans le territoire.

Le chef du gouvernement est par ailleurs visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité présumés à Gaza. Il est également poursuivi dans un procès pour corruption. (icc-cpi.int)

Gadi Eisenkot, rival de centre-droit

Âgé de 66 ans, l’ancien chef de l’armée s’est imposé comme le principal adversaire de Netanyahou. Les derniers sondages cités dans la campagne les donnent au coude à coude. Eisenkot dispose de peu d’expérience politique, mais sa popularité est renforcée par la mort de son fils et de deux de ses neveux pendant la guerre à Gaza, déclenchée en 2023.

Sa candidature ne signifie pas pour autant une rupture nette avec la ligne du gouvernement sur le conflit israélo-palestinien. De centre-droit, Eisenkot s’oppose lui aussi à la création d’un État palestinien et promet, s’il est élu, de faire tomber le mouvement islamiste à Gaza en dix-huit mois. Il soutient la colonisation en Cisjordanie occupée, mais dit vouloir mettre fin à l’impunité des colons accusés de multiplier les attaques contre des civils palestiniens. S’il accédait au poste de Premier ministre, il serait le premier chef de gouvernement séfarade, c’est-à-dire issu de familles juives originaires d’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient.

Les comptes à rendre après le 7-Octobre

La demande d’une commission d’enquête indépendante sur les défaillances ayant permis l’attaque du Hamas est un autre enjeu central. Celle-ci a fait plus de 1 200 morts. Les partis d’opposition réclament une enquête de ce type, estimant qu’elle permettrait d’établir les responsabilités et de prévenir une nouvelle catastrophe.

La controverse s’est intensifiée après la publication d’informations selon lesquelles les Émirats arabes unis et l’Égypte auraient averti Netanyahou d’une possible attaque du Hamas avant le 7 octobre. Le Premier ministre a catégoriquement nié avoir reçu un tel avertissement.

Le service militaire au cœur du débat politique

Alors que l’armée réclame davantage de soldats, les exemptions accordées aux juifs ultra-orthodoxes divisent le pays. La question dépasse le recrutement militaire et touche au rôle de la religion dans l’identité nationale. Les partis ultra-orthodoxes sont soutenus par le Likoud et ses alliés d’extrême droite. La plupart des formations d’opposition défendent la conscription des étudiants des écoles talmudiques et écartent une alliance avec ces partis.

Eisenkot reproche à Netanyahou de protéger ceux qui refusent de servir. À la veille du vote, l’issue politique dépend donc autant du rapport de force entre les deux principaux camps que des choix des électeurs sur la sécurité, les responsabilités du 7-Octobre et le partage des obligations militaires.


Source : TF1 INFO – L'info pour tous et pour chacun (www.tf1info.fr)

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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