Les ayants droit de chansons d’Elvis Presley ont déposé, le 23 octobre, une plainte contre Anthropic devant un tribunal fédéral de San Francisco. Ils accusent l’entreprise d’avoir utilisé sans autorisation des paroles de 274 titres pour entraîner Claude et réclament jusqu’à 41 millions de dollars de dommages et intérêts. Anthropic conteste les accusations.

274 chansons au cœur de la plainte
Les plaignants affirment que les modèles de Claude ont été entraînés sur plus de 200 chansons du répertoire d’Elvis Presley. La plainte porte sur 274 titres, parmi lesquels All Shook Up, Can’t Help Falling in Love et Return to Sender.
Ils reprochent également à Anthropic d’avoir contourné des protections liées aux œuvres musicales et supprimé ou modifié les informations associées à leurs droits d’auteur. Ces éléments constituent les accusations des ayants droit et n’ont pas été établis par une décision de justice.
La procédure a été engagée par Authentic Brand Group, Raleigh Music Publishing, plusieurs sociétés de gestion et au moins un particulier, selon les informations rapportées par The New York Times. Les plaignants réclament 150 000 dollars par chanson, soit 41 millions de dollars au total — environ 37 millions d’euros selon les montants cités dans la plainte.
Anthropic rejette les accusations
Dans un communiqué diffusé le 25 octobre, Anthropic a nié les faits reprochés et annoncé son intention de se défendre au cours de la procédure. L’issue du dossier n’est pas connue à ce stade.
L’avocat des plaignants présente leur démarche comme une action destinée à faire respecter leurs droits exclusifs. Les ayants droit estiment que le répertoire de Presley représente une œuvre majeure de l’histoire de la musique.
Une série de litiges autour des catalogues musicaux
La plainte s’inscrit dans une série de procédures visant Anthropic au sujet de l’utilisation d’œuvres musicales. En janvier, Universal Music Group a réclamé 3 milliards de dollars à l’entreprise, l’accusant d’avoir utilisé son catalogue pour entraîner Claude. En août, Sony Music et Warner Music ont également engagé des poursuites.
La semaine précédant la plainte des ayants droit de Presley, l’éditeur indépendant Reservoir Media avait, lui aussi, accusé Anthropic et Suno d’avoir utilisé sans autorisation des chansons pour entraîner leurs logiciels. Parmi les titres cités figuraient Big Yellow Taxi, de Joni Mitchell, et Papa Don’t Preach, de Madonna.
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
Article original : Consulter la source originale







