Clayface, le film de DC Studios consacré à l’ennemi de Batman, arrive dans les salles françaises le mercredi 21 octobre. Mais plutôt qu’un récit de super-héros classique, James Watkins signe un film d’horreur centré sur la transformation physique et la vengeance de Matt Hagen, incarné par Tom Rhys Harries. (youtube.com)

Une origine marquée par l’horreur corporelle

Matt Hagen est un jeune acteur de Gotham dont la carrière est brutalement interrompue lorsqu’un baron du crime le défigure. Pour retrouver son visage et reprendre son métier, il accepte un traitement expérimental. L’intervention aggrave son état : son corps se transforme, tandis qu’il s’enfonce dans une spirale de vengeance qui le conduit à devenir Clayface, aussi appelé Gueule d’Argile.
Le film s’inscrit dans le registre du body horror, où les changements du corps deviennent une source d’angoisse. Cette orientation le rapproche davantage de films comme The Substance, Titane, La Mouche ou Videodrome que des aventures de super-héros fondées sur les affrontements et les pouvoirs spectaculaires.
Un personnage de Batman, sans Batman à l’écran
Clayface appartient à l’univers de Batman depuis les années 1940. Le personnage a connu plusieurs versions dans les comics : la première, Basil Karlo, est un acteur en quête de vengeance ; celle de Matt Hagen, apparue en 1961, est un aventurier transformé après avoir été exposé à une substance radioactive. Le film reprend l’identité de Hagen tout en s’inspirant de l’histoire plus large du vilain.
Le personnage a déjà été adapté dans des séries animées, notamment Batman: The Animated Series et Harley Quinn, mais n’a pas encore eu de film en prises de vues réelles centré sur lui. Cette fois, il porte seul le récit : le projet n’est pas relié à The Batman de Robert Pattinson, mais à l’univers cinématographique développé par James Gunn. Il a d’abord été envisagé comme un film dérivé de The Batman avant d’être rattaché au DC Universe.
Un pas de côté pour DC Studios
Le choix de consacrer un film à un adversaire moins connu de Batman, sans faire de celui-ci le personnage principal, s’inscrit dans la volonté de DC Studios d’explorer des genres différents. L’histoire de Clayface vient d’un scénario imaginé par Mike Flanagan, qui a finalement laissé la réalisation à James Watkins, connu notamment pour Speak No Evil et La Dame en noir.
Le film est présenté comme une proposition d’horreur autonome, plutôt que comme un épisode exigeant de connaître l’ensemble de l’univers DC. Les premières réactions américaines citées avant sa sortie saluent notamment son ton macabre et ses scènes violentes. Un avis français rapporté par le HuffPost est plus réservé : il décrit un film d’horreur satisfaisant, mais pas inoubliable. Ces retours portent sur des projections anticipées, tandis que la sortie française est annoncée pour le 21 octobre.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Maxime Birken






