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À Saijo, la mort d’un adjoint au maire relance les inquiétudes sur la sécurité des matsuri

La mort d’Akihiro Nabae, adjoint au maire de Saijo, lors d’un festival le 17 octobre, relance les questions sur la sécurité des fêtes traditionnelles au Japon. Une semaine plus tôt, deux personnes avaient été tuées dans des accidents survenus pendant des festivités dans le département d’Osaka.

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Antonio Miralles Andorra · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Un accident mortel à Saijo

Âgé de 62 ans, Akihiro Nabae participait au matsuri de Saijo, dans le sud-ouest du Japon, lorsqu’il a été écrasé par un char qu’il aidait à porter. Il venait de prendre ses fonctions en juillet. Les circonstances précises du drame restent incertaines : selon des éléments rapportés par TV Asahi, un support de tambour serait tombé du char et l’aurait heurté.

Les informations disponibles décrivent l’objet impliqué comme un char de festival, sans établir clairement les circonstances de sa chute. La chaîne Jiji, citée par le Japan Times, rapporte également la mort de l’adjoint au maire lors du festival de Saijo. (courrierinternational.com)

Le maire de Saijo, Mitsuyoshi Ochi, a exprimé son incrédulité face à la mort de son adjoint, selon une déclaration rapportée par l’agence Jiji Tsushin. La victime venait de rejoindre l’équipe municipale quelques mois auparavant.

Deux autres morts à Osaka le 10 octobre

Le drame de Saijo intervient après deux accidents mortels survenus le 10 octobre dans l’ouest du département d’Osaka. Deux hommes ont été tués lors de fêtes distinctes mettant en scène des chars traditionnels. Selon Jiji, les deux victimes ont été écrasées après le renversement des chars pendant leur circulation. (nippon.com)

Ces rassemblements, appelés matsuri, sont souvent organisés par des communautés locales, parfois autour d’un sanctuaire shinto. Ils associent notamment processions, musique et danses. Certains chars, portés par des participants, peuvent peser plusieurs tonnes et parcourir les rues sur plusieurs kilomètres.

Concilier tradition et sécurité

Les accidents ravivent le débat sur la manière de prévenir les risques sans dénaturer ces fêtes. Le Tokyo Shimbun, cité dans les informations publiées par Courrier international, souligne que les matsuri sont souvent gérés par des collectifs d’habitants, tandis que les pouvoirs publics n’interviennent qu’indirectement.

Le New York Times rappelle que des règles destinées à réduire les risques, comme la circulation à sens unique pour éviter les collisions entre chars, ont été mises en place dès les années 1950. La question est désormais de savoir comment préserver l’identité et l’ambiance de ces manifestations tout en renforçant la sécurité de ceux qui y participent.


Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)

Article original : Consulter la source originale

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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