Dans une tribune publiée le 3 octobre 2026 par l’UDI, la sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet alerte sur la multiplication des fuites de données et leurs possibles conséquences pour les particuliers. Elle réclame une commission d’enquête afin d’identifier les failles et de proposer des mesures de protection.

Des fuites de données aux usages criminels
Nathalie Goulet affirme avoir recensé, dans un tableau non exhaustif, des incidents sur 17 pages. Elle évoque plus de 160 millions de données concernées, parmi lesquelles des informations de santé, bancaires, fiscales et cadastrales, ainsi que des fichiers de détenteurs d’armes à feu et de chasseurs ou des données liées à des sites de location de vacances.
Selon la sénatrice, certaines données seraient ensuite proposées sur le dark web pour 5 à 10 euros. Elle met en garde contre leur réutilisation par des réseaux criminels, notamment pour organiser des arnaques ou usurper des identités. Elle cite, à titre de risque, l’ouverture de comptes bancaires ou la souscription de crédits au nom des personnes dont les informations ont été exposées.
La tribune attribue par ailleurs certains piratages à des hackers âgés de 14 à 18 ans, qui se lanceraient des défis pour s’emparer de fichiers de grande taille. Cette présentation est celle de Nathalie Goulet ; le texte ne précise pas les incidents concernés ni les éléments sur lesquels repose cette affirmation.
Des questions sur la sécurité des systèmes publics
La sénatrice interroge l’organisation de la cybersécurité dans les ministères et les agences publiques : place des services spécialisés dans les organigrammes, moyens consacrés aux contrôles et à la maintenance, et niveau de protection des systèmes. Elle estime que ces questions doivent être examinées à la lumière des fuites qu’elle décrit.
Elle mentionne aussi des failles qui, selon elle, auraient permis à un agent du ministère de l’Agriculture d’ouvrir l’accès à des systèmes de la Direction générale des finances publiques et du ministère de l’Environnement. Elle appelle à établir les circonstances de ces incidents et à évaluer les risques liés à l’exposition de données concernant des propriétaires de crypto-actifs ou des clients de commerces de métaux précieux et de diamants.
Une commission d’enquête demandée
À l’approche de la rentrée parlementaire, Nathalie Goulet souhaite que la protection des données devienne une priorité pour le groupe de l’Union centriste au Sénat et pour l’UDI. Elle plaide pour la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée, selon elle, de comprendre les défaillances, de rechercher les responsabilités et de dégager des solutions.
Source : UDI (www.parti-udi.fr)
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Auteur : MAKE







