La proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 13 octobre. Clémentine Autain a soutenu le texte tout en soulignant une condition à son application : un financement suffisant. La députée estime que la loi améliore les droits des victimes, sans répondre à elle seule à l’ampleur des enjeux.

Un vote favorable, malgré les limites du texte
Quelques minutes avant le scrutin, Clémentine Autain a résumé sa position à la tribune de l’Assemblée : « Avec cette proposition de loi, sommes-nous à la hauteur [de l’enjeu] ? Assurément non. Améliore-t-on le sort des victimes ? Assurément oui. »
La députée de Seine-Saint-Denis, membre du groupe Écologiste et Social et de l’Après, a défendu l’adoption du texte malgré ses imperfections. Selon elle, la loi peut créer de nouveaux droits pour les victimes, à condition que les moyens nécessaires à sa mise en œuvre soient réunis.
La France insoumise s’est abstenue
Portée par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, la proposition a été adoptée à l’unanimité, indique Le Nouvel Obs. La France insoumise ne l’a toutefois pas soutenue : ses députés se sont abstenus, dénonçant notamment la suppression de mesures destinées à protéger les femmes étrangères.
Dans son article publié le 20 octobre 2026, Anna Topaloff rapporte ainsi les réserves exprimées autour d’un texte présenté comme une avancée pour les victimes, mais dont l’application dépendra notamment de son financement.
Source : Le Nouvel Obs – Politique (www.nouvelobs.com)
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Auteur : Anna Topaloff






