En Corse, le « ghjattu volpe » intrigue depuis longtemps bergers et naturalistes. Un article publié le 1er février 2026 par actu.fr revient sur ce félin sauvage discret, observé dans différents milieux de l’île. Les recherches confirment qu’il ne s’agit pas simplement d’un chat domestique retourné à l’état sauvage, mais son classement précis et plusieurs aspects de sa vie restent à éclaircir.

Un félin sauvage propre à la Corse
Surnommé « chat-renard » en français, l’animal doit son nom corse à sa silhouette et à sa queue touffue. Les travaux génétiques publiés en 2023 distinguent les chats sauvages corses des chats forestiers européens et des chats domestiques étudiés. Ils les rapprochent davantage des chats sauvages de Sardaigne, sans pour autant trancher définitivement leur appartenance à une sous-espèce. L’Office français de la biodiversité (OFB) indique que l’identité de cette population insulaire reste à l’étude. (ofb.gouv.fr)
L’Office de l’environnement de la Corse rappelle que des témoignages sur sa présence ont précédé les recherches engagées avec l’OFB, le CNRS et d’autres partenaires. L’animal est signalé dans plusieurs secteurs, du maquis aux forêts d’altitude. Ces observations ne constituent toutefois pas une carte exhaustive de sa répartition. (faunesauvagedecorse.oec.fr)
Ce que l’on sait — et ce qui manque encore
Le chat sauvage corse peut atteindre environ 90 centimètres, queue comprise, selon les éléments rapportés par actu.fr. Les données disponibles suggèrent qu’il se nourrit notamment de petits mammifères et de rongeurs. Mais son régime alimentaire complet, ses habitudes et le nombre d’individus présents sur l’île sont mal connus.
L’estimation de « quelques milliers » d’individus citée dans l’article est une évaluation rapportée par un conservateur de l’OFB, pas le résultat d’un recensement précis. L’OFB mène des travaux génétiques et écologiques, notamment à partir de suivis d’individus, afin d’améliorer les connaissances sur cette population. (ofb.gouv.fr)
Un enjeu pour la biodiversité insulaire
Pour les habitants, l’enjeu concret est d’abord de mieux connaître et préserver un animal sauvage difficile à observer. L’article cite la présence de chats domestiques dans les milieux naturels comme une menace potentielle, en raison des risques d’hybridation. La fréquentation humaine et les changements de milieux sont également des sujets suivis par les chercheurs pour les chats sauvages.
Le statut réglementaire spécifique du chat sauvage corse ne doit pas être confondu avec celui du chat forestier continental : l’OFB précise que des recherches doivent encore contribuer à caractériser l’animal et à définir son statut. L’origine de la population, son degré de parenté exact avec les félins de Sardaigne et son effectif restent donc des questions ouvertes. (ofb.gouv.fr)
Source : Corse – L'actualité en continu – actu.fr
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