Une punaise réticulée des îles Ogasawara, au Japon, a été reconnue comme une espèce distincte grâce à l’analyse de données génétiques à l’échelle du génome. Baptisée Omoplax sandoru, elle était auparavant confondue avec une espèce proche. L’étude, publiée dans la revue ZooKeys, met aussi en évidence le rôle possible de l’isolement géographique et du changement de plante hôte dans la diversification de ces insectes. (hirosaki-u.ac.jp)

Une espèce jusque-là confondue avec une autre
Les chercheurs ont étudié des punaises du genre Omoplax, présent uniquement dans l’archipel d’Ogasawara, situé à environ 900 à 1 000 kilomètres au sud de Tokyo. L’analyse génétique a porté sur 52 spécimens. Elle montre que les individus auparavant identifiés comme Omoplax desecta regroupaient en réalité deux espèces distinctes, présentes dans les groupes d’îles de Chichijima et de Hahajima. (brightsurf.com)
Les différences génétiques entre les populations ont été confortées par l’examen de leurs caractéristiques physiques, notamment de subtiles variations des organes génitaux mâles. Les spécimens de Hahajima ont ainsi été décrits comme une nouvelle espèce, Omoplax sandoru. Son nom fait référence à une appellation locale de la plante dont elle se nourrit. (hirosaki-u.ac.jp)
Deux pistes pour comprendre leur diversification
Les résultats suggèrent que l’éloignement entre les groupes d’îles a pu contribuer à la séparation de certaines espèces. Les chercheurs avancent aussi l’hypothèse d’un changement de plante hôte : O. sandoru et une espèce proche de Hahajima se nourrissent de plantes différentes, bien qu’elles vivent dans le même groupe d’îles. Ces mécanismes restent des pistes d’explication, et leur rôle devra être précisé par d’autres travaux. (hirosaki-u.ac.jp)
L’étude s’est également penchée sur une population d’O. desecta qui consomme le Calophyllum inophyllum, une plante introduite par l’activité humaine, en plus d’une plante indigène. Les données indiquent que cette association avec le Calophyllum serait apparue récemment. Les chercheurs estiment toutefois que des analyses et des échantillonnages supplémentaires sont nécessaires pour retracer l’histoire évolutive complète du genre. (hirosaki-u.ac.jp)
Publiée le 8 octobre 2026 dans ZooKeys, l’étude éclaire la diversité des insectes endémiques d’Ogasawara, un archipel japonais connu pour ses espèces propres à ces îles. Deux espèces rares n’ont pas pu être analysées faute d’ADN disponible, ce qui laisse certaines relations évolutives à établir. (hirosaki-u.ac.jp)
Source : Phys.org – latest science and technology news stories (phys.org)
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