À Toulouse, en Haute-Garonne (Occitanie), Airbus a confirmé surveiller de près la progression de l’avionneur chinois Comac. Lors d’un rendez-vous consacré aux avions commerciaux organisé les 13 et 14 octobre 2026, Lars Wagner, responsable de cette activité chez Airbus, a évoqué les investissements industriels de Comac et l’évolution du C919, concurrent des A320 et Boeing 737. Ces déclarations ne s’accompagnent pas, à ce stade, d’une annonce de changement pour les sites toulousains ou leurs salariés. (zonebourse.com)

Une concurrence suivie de près
Le C919 est l’avion moyen-courrier développé par Comac. Selon les propos rapportés à Toulouse le mercredi 14 octobre, l’entreprise chinoise investit dans ses capacités de production, la robotique et l’automatisation, et cherche à réduire la part de composants occidentaux dans son appareil. Lars Wagner a estimé que la Chine disposait des capacités nécessaires pour produire ses avions et les vendre.
Airbus ne présente toutefois pas Comac comme une menace immédiate pour ses activités. Son dirigeant a reconnu que le groupe observait attentivement cette montée en puissance, tout en soulignant que la demande mondiale pourrait permettre à plusieurs constructeurs de se développer. Airbus et d’autres études anticipent un parc mondial de 42 000 avions à l’horizon 2045, soit environ deux fois plus qu’aujourd’hui : il s’agit d’une projection, et non d’un chiffre déjà atteint. (zonebourse.com)
Ce que cela change à Toulouse
Pour la métropole toulousaine, où Airbus possède son siège et des activités industrielles majeures, ces propos confirment que la concurrence chinoise est prise en compte dans la stratégie du groupe. Mais la conférence n’a annoncé ni nouvel investissement local, ni création ou suppression d’emplois, ni modification des cadences de production à Toulouse. Les déclarations portent sur l’évolution du marché aéronautique et sur la stratégie de Comac, pas sur une décision concernant un site précis en Haute-Garonne.
La progression industrielle de Comac pourrait, à terme, modifier l’équilibre du marché des avions moyen-courriers. Les éléments présentés ne permettent cependant pas de déterminer à quel rythme le C919 sera produit, quelle sera sa diffusion hors de Chine, ni dans quelle mesure la réduction annoncée des composants occidentaux sera réalisée. Aucun calendrier ni objectif chiffré n’a été précisé dans les déclarations rapportées.
Ce qui reste à suivre
Les prochaines étapes dépendront notamment de la capacité de Comac à augmenter sa production et à vendre le C919 au-delà de son marché intérieur. Pour Airbus et la filière aéronautique d’Occitanie, l’enjeu est donc stratégique à moyen terme ; aucune conséquence immédiate pour l’emploi ou l’activité toulousaine n’a été annoncée dans cette actualité, publiée le 14 octobre 2026.
Source : 20Minutes – Actu Toulouse
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