Trois voies principales d’acquisition
Le chiffre de trois millions regroupe différentes procédures : environ 1,6 million d’acquisitions par naturalisation par décret, près de 770 000 au titre du « droit du sol différé » et quelque 560 000 après un mariage avec une personne française. Le terme de naturalisation ne désigne donc pas l’ensemble des acquisitions étudiées.
La Fondapol estime que les acquisitions ont été près de deux fois plus nombreuses durant le premier quart du XXIe siècle que pendant les vingt-cinq années précédentes. Pour établir ses séries, l’étude s’appuie notamment sur des données de l’Insee, du ministère de l’Intérieur et d’Eurostat. ([fondapol.org](https://www.fondapol.org/etude/lacquisition-de-la-nationalite-francaise/))
Les conditions de la naturalisation par décret comprennent notamment une résidence habituelle en France d’au moins cinq ans, une intégration économique et une assimilation à la communauté française. Le délai de résidence peut être réduit dans certaines situations. La circulaire signée par Bruno Retailleau le 2 mai 2025 a précisé les exigences demandées aux candidats, indique l’étude. ([fondapol.org](https://www.fondapol.org/etude/lacquisition-de-la-nationalite-francaise/))

Une part d’étrangers en hausse malgré les acquisitions
La proportion d’étrangers dans la population française est passée de 5,5 % en 1999 à 9,1 % en 2025, selon les données citées par la Fondapol. Cette évolution ne résulte pas d’une hausse des naturalisations : lorsqu’une personne étrangère acquiert la nationalité française, elle sort de la catégorie statistique des étrangers. L’étude explique que cet effet est compensé par l’évolution des flux migratoires. ([fondapol.org](https://www.fondapol.org/etude/lacquisition-de-la-nationalite-francaise/))
Sur la période 2004-2023, les ressortissants du Maroc, d’Algérie et de Tunisie représentent ensemble 36 % des acquisitions de nationalité française. Les personnes originaires du continent africain comptent pour 61,5 % du total. Parmi les Marocains, l’étude recense 404 000 acquisitions sur vingt ans, soit un sixième des nouveaux Français par acquisition. Elle relève également que 83 % des Algériens ayant obtenu une nationalité d’un pays de l’Union européenne durant cette période sont devenus français, contre 61 % des Tunisiens. ([fondapol.org](https://www.fondapol.org/etude/lacquisition-de-la-nationalite-francaise/))
Des intentions de vote, pas des résultats électoraux

L’étude rapproche ces évolutions démographiques d’une enquête sur les intentions de vote. Elle rapporte que les électeurs dont les deux parents sont d’origine extra-européenne déclarent quatre fois plus souvent une intention de vote pour La France insoumise que ceux dont les parents sont d’origine française. Il s’agit d’intentions déclarées, et non d’un résultat électoral ni d’une mesure du vote de l’ensemble des personnes naturalisées. ([fondapol.org](https://www.fondapol.org/etude/lacquisition-de-la-nationalite-francaise/))
Les acquisitions de nationalité et les préférences politiques sont ainsi abordées dans le même document, mais les chiffres ne décrivent pas un lien de causalité entre les deux. Le premier ensemble porte sur les acquisitions enregistrées entre 2000 et 2024, tandis que les données sur les origines couvrent principalement 2004-2023 et l’enquête électorale porte sur des intentions pour 2027.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)

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Auteur : leJDD




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