Une décision attendue en décembre
Le débat oppose deux options : présenter Marine Tondelier sous les couleurs écologistes ou soutenir un autre candidat. La cheffe du parti juge qu’aucun camp ne peut l’emporter seul et met en garde contre une gauche occupée à départager ses prétendants plutôt qu’à chercher un accord.
Les positions divergent au sein des Écologistes. Le député de l’Isère Jérémie Iordanoff estime qu’une candidature autonome n’est pas raisonnable face à la menace du Rassemblement national. Écartant un soutien à Jean-Luc Mélenchon, il plaide pour Raphaël Glucksmann, qui a remporté la primaire organisée par le Parti socialiste.
La députée de Paris Sandrine Rousseau défend, elle, un rapprochement avec le candidat insoumis, qu’elle considère comme le mieux placé à gauche pour franchir le premier tour. L’eurodéputé David Cormand refuse de choisir entre les deux pôles : il voit dans une candidature écologiste solide le moyen de préserver une ligne d’unité, puis de favoriser un accord aux élections législatives.
Une candidature encore peu créditée
La question du poids électoral pèse sur le débat. Dans la dernière enquête OpinionWay pour Les Échos et Radio Classique, publiée jeudi, Marine Tondelier est créditée de 3 % des intentions de vote. Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann se situent, selon ce sondage, autour de 15 %.
La primaire socialiste remportée par Glucksmann et la dynamique prêtée à Mélenchon ont ainsi renforcé la concurrence entre les deux candidatures. Pour les Écologistes, le choix ne porte donc pas seulement sur une personne : il engage aussi la stratégie du parti et sa place dans les discussions d’alliance à gauche.
Des tensions internes déjà visibles
Les désaccords ont également pris une dimension concrète avec la suspension, fin septembre, du statut d’adhérent de Yannick Jadot, après sa participation à la campagne de Raphaël Glucksmann. Sandrine Rousseau avait alors dénoncé ce qu’elle présentait comme le début de « purges ». Marine Tondelier relativise toutefois la portée des prises de position de quelques figures médiatiques et reconnaît que le vote de décembre ne satisfera pas tout le monde.
D’ici là, elle annonce des discussions bilatérales avec les partenaires de gauche autour du programme, d’un éventuel accord de gouvernement, des élections législatives et de l’organisation de la campagne. En parallèle, elle entend continuer à mettre en avant ses propositions, notamment sur la solitude, la santé reproductive, les privilèges climatiques et les congés climatiques.
La ligne définitive des Écologistes reste donc en suspens jusqu’au vote du 13 décembre. Marine Tondelier affirme vouloir poursuivre à la fois sa campagne pour l’écologie et son travail en faveur de l’union.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : Thibaut Le Gal




OFFRE SPÉCIALE · LIVRES ARTIA13